Vous-êtes ici: AccueilActualitésActualités Criminelles2021 06 23Article 604021

Actualités Criminelles of Wednesday, 23 June 2021

Source: L'Anecdote n°1189

Douala : la dictature des microbes dans les quartiers

Les microbes dans les rues de Douala Les microbes dans les rues de Douala

La prolifération des cas de vols, viols, braquages et autre formes de délinquance notoires perpétrés par des jeunes dans les grandes villes accentuent le niveau d’insécurité.
De grandes villes comme Yaoundé, Douala, Kribi et autres sont aujourd’hui des lieux où le phénomène d’insécurité, violence physique, viol et vol à mains armées dictent leur loi à cause de la délinquance juvénile. Pour Joséphine Aso’o, une dame à la cinquantaine sonnée et résidante dans la cité balnéaire depuis plusieurs années, fait savoir l’ampleur d’insécurité qui plane dans cette ville touristique du Cameroun.

« Il ne se passe pas plus de deux jours à Kribi, sans que l’on apprenne qu’une femme s’est faite arracher son sac à main ou son téléphone portable par une bande d’enfants, qui arpentent des artères de la ville. Le phénomène évolue à tel point que même à bord d’un taxi, il suffit seulement que vous perdiez vigilance, vous-vous retrouverez en larmes avec des mains posées sur la tête pleurant le vol de vos objets de valeur », s’indigne-t-elle avec beaucoup de regret. Des cas comme ceux-là illustrent à suffisance des faits identiques qui se déploient dans la ville de Yaoundé. Précisément à l’avenue Kennedy et à Akwa à Douala où le grand banditisme est florissant.


Dans la capitale politique notamment au niveau de la rue, montée de la Société nationale d’investissement (Sni) à Yaoundé, le sociologue Joseph Ndoubena fait savoir qu’un mécanisme s’est souvent manifesté à l’endroit des passants de ce côté.



« A cet endroit planait souvent une bande de jeunes délinquants qui utilisaient une méthode d’interpellation à l’endroit des passants. Il suffisait de traverser un objet quelconque et ces bandits de la rue venaient à vous interpeller, pour vous faire savoir que vous avez traversez des remèdes et pour vous épargner de cette malédiction, il fallait débourser une somme d’argent.



Au cas où vous refusez, ces derniers mettaient la main sur vous sous forme d’agression et vous soutiraient des billets de banque avant de vous relâcher. Curieusement, je déplore que c’était des scènes d’agression qui se déroulaient en pleine journée et devant tout le monde sans que personne n’intervienne. Au moment où je le dis, la possibilité me laisse de vous faire savoir que ce même mode opératoire continue dans la ville de Douala au lieu-dit, carrefour Ndokoti», fulmine-t-il.



Consommation d’alcool, drogues et autres stupéfiants à caractère dangereux, l’irresponsabilité parentale sont entre autres, des fléaux destructeurs de cette jeunesse qui se laisse emporter par le vent en poupe.