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Actualités Criminelles of Tuesday, 15 June 2021

Source: Le Jour

Cameroun : un sexagénaire, voleur de fer échappe à la justice populaire à Olembé

Les supplications du présumé voleur n’ont pas calmé l’ardeur des populations Les supplications du présumé voleur n’ont pas calmé l’ardeur des populations

Le sexagénaire a échappé de justesse à la vindicte populaire le vendredi 10 juin à l’entrée du camp sic.

L’entrée camp sic Olembé était noir de monde le 10 juin 2021 aux environs de 8h30. Au milieu d’un cercle qui s’est spontanément formé, un homme, la soixantaine entamée, se faisait rouer de coups. Son maillot de couleur rouge était bien trempé de sueur ; signe d’une forte transpiration due à la rigueur des coups reçus. Il est accusé d’avoir volé quatre barres de fer d’environ 4 mètres chacune dans un atelier au lieu-dit « Cœur ouvert ».
La foule en furie était prête à en découdre avec l’homme aux cheveux blancs. « A ton âge, tu voles encore », lance d’un ton colérique Alfred avant de lui appliquer un coup à la tête.

Les supplications du présumé voleur n’ont pas calmé l’ardeur des populations. Le propriétaire de ces barres de fer destinées à la fabrication des portes l’a sommé de porter tous les quatre barres de fer pour les remettre à l’atelier. « C’est très lourd. Je ne peux pas porter les quatre à la fois », lance d’une voix affectée le sexagénaire. « Donc quand tu volais ce n’était pas lourd n’est-ce pas. Tu vas porter et les remettre au lieu initial », tonne une voix stridente dans la foule. Avec une barre de fer sur la tête qu’il a pris le soin d’attacher, il s’est mis à arpenter la petite colline d’Olembé en direction de « Cœur ouvert ». Pris de pitié, le propriétaire de l’atelier et un proche ont porté les deux autres barres de fer. « C’est un ami qui m’a appelé ce matin pour m’informer que les fers que je cherche sont à Olembe. C’est dans la nuit qu’il porte ; un à un », raconte Yves F., préoccupé.

Le présumé voleur n’a pas pu être identifié. Il n’avait aucun document sur lui. « Cet acte est condamnable. Il faut que le monsieur de l’atelier prenne sur lui de le relaxer après vu son âge. Je suis certain qu’il regrette son acte », plaide Anne Rosalie Noah de passage. Au moment de quitter les lieux, le sort du sexagénaire n’était pas encore scellé.