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Actualités Criminelles of Monday, 27 September 2021

Source: L’œil du Sahel

Cameroun - Méri: il tue sa femme après qu'elle ait refusé de regagner le domicile conjugal

La consternation est vive dans le village La consternation est vive dans le village

Le crime odieux s’est produit après son refus de regagner le domicile conjugal après un an de séparation.

Farida Haman Abba, 23 ans a rendu l’âme dans des conditions extrêmement atroces le 20 septembre dernier. L’auteur de sa mort n’est personne d’autre que son mari; Mohamadou Awal. Le drame s’est produit à Dogba, une localité de l’arrondissement de Méri, département du Diamaré, région de l’Extrême-Nord. Il était l10h lorsque le mari a assassiné froidement celle avec laquelle il a partagé sa vie pendant quelques années. Mais les deux conjoints ne vivaient plus sous le même toit depuis un an. Le mari ne supportant plus cette situation, a entrepris en vain de ramener sa femme dans le domicile conjugal.

«Sa femme ne semblait pas être d’accord. Chaque fois, il partait là-bas, pour négocier son retour, la femme refusait toujours de rentrer. Ce jour-là, il est arrivé, il a demandé, avec insistance, à sa femme si elle veut rentrer ou pas. La femme a dit non. Il répliquera en disant, si tu t’es vraiment décidée, allons, viens ramasser tes effets de chez moi. On se sépare définitivement. Naïvement, elle suit son mari. Arrivé à quelque 200 mètres, juste derrière la maison, ce dernier a sorti son couteau et l’a tuée», raconte un témoin.

À l’aide d’un poignard, Mohamadou Awal a complètement éventré sa femme Farida Haman Abba. «Après avoir déchiré son abdomen, il a aussi coupé son cou et ses mains», confirme Bimoutch Hamawa, un proche de la famille de Farida Haman Abba. Le crime s’est passé non loin du domicile de la victime. Malheureusement, personne n’a entendu ses cris de détresse et volé à son secours.

Son bourreau aura eu le temps d’accomplir sa sale besogne sans être inquiété avant de prendre la poudre d’escampette. Mais d’après des témoignages, certains voisins du lieu du crime auraient entendu une voix crier «Mon amour, s’il te plaît, ne me tue pas». Hélas, la jeune femme s’est défendue seule en vain. Son assassin est toujours en cavale.

Bernard Aboulantang, infirmier au Centre de Santé intégré de Dogba qui s’est occupé du cadavre parle d’un fait horrible. «Lorsqu’on nous a alerté, nous sommes arrivés sur le lieu du drame, on a trouvé que les selles sortaient. Parce que les intestins ont été coupés et perforés. Tout était dehors. Le cou aussi a été coupé jusqu’à la colonne vertébrale. On a seulement trouvé le corps sans vie qui gisait dans une mare de sang. C’est comme si on a égorgé le mouton. C’est criminel», relate-t-il.

La consternation est vive dans le village et l’entourage de la défunte est encore sous le choc.

Une enquête a été ouverte à la brigade de gendarmerie dé Meri. Selon le commandant de cette unité, l’adjudant-chef Filbert Wee-gara, «Nous travaillons activement, à l’effet de faire la lumière sur ce crime et éventuellement mettre la main sur ce bandit, encore en fuite», a-t-il indiqué.