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Crime & Punishment of Thursday, 15 October 2020

Source: Actu Cameroun

Après avoir violé sa fille, il veut divorcer de la femme qui l’a envoyé à Kondengui

Accusé par son épouse d’avoir violé leur fillette de 7 ans, le coiffeur professionnel a passé huit mois de détention provisoire avant d’être relaxé pour défaut de preuves. Libre de ses mouvements, il sollicite le divorce et la garde de tous ses enfants.

« Je suis victime d’un mauvais mariage. Ma femme est complexée par mon r. Elle dit que je ne suis pas à son niveau, que je ne la mérite pas. Elle me stresse ». Ces phrases ont été prononcées par Djibril devant la barre du Tribunal de premier degré (TPD) de Yaoundé le 28 septembre dernier. Son témoignage a ému plus d’un.

Du haut de ses 44 ans, ce coiffeur de profession n’a tenu que des propos négatifs à l’endroit de son épouse. Après six ans de sa vie passés auprès de sa tendre femme, il dit avoir été surpris par son changement de comportement. Le couple, qui ne vit plus sur le même toit depuis plusieurs années, ne regarde plus dans la même direction.

Compte tenu de la gravité des accusations du chef de famille et de l’absence de Marceline, son épouse, à l’audience, le juge a décidé de renvoyer le dossier à une date ultérieure pour la suite des débats et les réquisitions du ministère public.

Lorsque la parole lui a enfin été donnée, Djibril n’a pas manqué l’occasion de déballer un pan de sa vie de couple avec la femme qu’il a jadis aimée et épousée. Il dit avoir fait la connaissance de Marceline en 2010. À cette époque, dit-il, il exerçait déjà sa profession de coiffeur professionnel Marceline, qui vivait encore chez ses parents, lui aurait exigé de lui passer la bague au doigt avant tout rapport sexuel, ce qu’il dit avoir accepté.

En 2014, après avoir donné à manger et à boire à la famille de sa fiancée, Djibril et Marceline ont célébré leur mariage civil et religieux. «Je l’ai connue et aussitôt nous nous sommes mariés. On ne se connaissait pas vraiment. Sa famille s’est toujours opposée à notre mariage, en l’occurrence son grand frère, qui estimait que sa sœur ne mérite pas d’épouser un coiffeur comme moi », se sou-vient-il encore. Néanmoins, Djibril reconnait qu’il formait un couple soudé avec Marceline.

Trois enfants encore en bas âge sont venus consolider leur relation.


Viol incestueux

Djibril- dit avoir mené une vie paisible avec son épouse pendant un an, avant que sa belle-famille ne vienne troubler son foyer. C’est ainsi que son épouse a commencé à multiplier les fugues. Elle a quitté le domicile conjugal pour la première fois en 2016, et n’est revenue que dix mois plus tard, après plusieurs assises familiales.

Deux ans après, c’est-à-dire en 2018, Marceline a, une fois de plus, déserté le foyer emportant avec elle leur progéniture. Après trois mois d’absence, elle a regagné son foyer grâce au concours du service social Deux semaines plus tard, relate Djibril son épouse a monté une procédure judiciaire contre lui, qui l’a déshonoré et conduit à Kondengui.

« Ma femme m’a accusé d’avoir violé notre première fille de 7 ans. Cette dernière a d’ailleurs témoigné contre moi lors du procès. Ma femme a aussi raconté à qui voulait l’entendre que j’ai couché avec ma maman en sa présence. Pendant que j’étais en prison, elle a profité pour déménager la maison », a relaté Djibril

Après le déclanchement de l’affaire, renchérit le chef de famille, Marceline a été prise de compassion. Elle a déposé une lettre de désistement dans une unité de gendarmerie. Mais, avec la complicité de son grand-frère, la dame a posé certaines conditions. Elle réclamait entre autres le divorce avec Djibril une indemnité de 1,5 million de francs pour avoir violé leur fille, ainsi d’une pension alimentaire mensuelle de 50 mille francs par enfant.

Marceline a également demandé à son époux de s’occuper de la scolarité de leurs enfants et de ne plus chercher à entretenir une quelconque relation avec ces derniers. Le coiffeur dit avoir signé une lettre d’engagement pour respecter toutes ces conditions avant sa remise en liberté provisoire.


Déboires

Seulement, une fois libre, Marceline est revenue à la charge. Elle souhaite cette fois obtenir lie terrain de son époux sur lequel ils ont construit leur maison d’habitation. Se sentant abusé, Djibril s’est rétracté de tous les autres engagements qu’il avait déjà pris. C’est ainsi qu’il est retourné en prison. «J’ai passé huit mois de détention à cause d’une histoire fabriquée de toutes pièces. J’ai été acquitté et relaxé pour défaut de preuves.»

Pour tous ses déboires, Djibril souhaite obtenir le divorce avec Marceline, son épouse, qui n’a jamais comparue bien qu’ayant été notifiée de cette procédure. U lui reproche les faits d’injures graves et répétées, violation du droit d’assistance, abandonne du foyer conjugal Djibril réclame également la garde de ses gosses et un large droit de visite à leur mère.

« II attend ce jugement pour mettre une autre femme à la maison qui pourra s’occuper de ses enfants. La dame ne travaille pas, elle est sous les ordres de sa mère. Elle vit chez ses parents », a conclu l’avocate de Djibril. L’affaire a été renvoyée au 26 octobre 2020 pour les requisitions du ministère public.

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