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Crime & Punishment of Wednesday, 17 February 2021

Source: camer

Affaire du viol de Ntui : la victime était vierge au moment des faits

Raïssa vit un réel traumatisme depuis la nuit de son viol le 31 décembre, la jeune fille de 16 ans préservait précieusement sa virginité.

La toile a révélé il y’a quelques jours, l’horreur d’un viol sur mineur impliquant deux policiers et une jeune fille d’à peine 16 ans à Ntui, une ville située dans le département du Mbam et Kim à 2 heures de route de Yaoundé.

Quand nous arrivons dans cette ville, rien de laisse penser à la macabre histoire que racontent les réseaux sociaux au sujet du viol qui y a eu lieu la nuit du 31 décembre 2020. La ville est plutôt belle, le bitume est propre et bien tracé, les habitants vaquent normalement à leurs activités. On en vient même à se demander si c’est bien ici « la ville de l’horreur » tel que nous relate la toile.

La question trouve réponse lorsque nous nous approchons d’un conducteur de moto pour nous renseigner au sujet de l’affaire qui nous emmène. Nous lui demandons s’il a entendu parler d’une histoire de viol sur mineur. « Raïssa, vous parlez de l’histoire de Raïssa » nous répond-t -il. Nous lui hochons la tête en signe d’acquiescement. « Elle a été violée le 31 décembre par le salaud de Ebaa » lance-t-il pour compléter son information » alors que nous voulons en savoir plus, il interpelle un de ses collègues stationné non loin « Eric, accompagne les chez Raïssa, la fille que Ebaa a violé là ».

Le policier traîne une mauvaise réputation…

En chemin, nous posons des questions sur le présumé coupable de l’ignoble forfait qui rend tristement populaire le chef-lieu du département du Mbam et Kim. « Ce gars-là est un coureur de jupons, tout le monde le sait ici » nous lance Eric en introduction. »Tout le monde connait ses méthodes ici, il mène souvent des patrouilles seul non loin des stades et des auberges. Il a déjà violé beaucoup de filles » Cette affirmation impose un silence de quelques minutes puis, notre chauffeur de fortune reprend « Ce gars-là, si on l’attrape, il va manger son zizi ». D’après les informations que nous fournit le jeune homme, le policier Ebaa Ngomo Remy en plus d’être friand de jeunes filles, serait un adepte de rackets. Et, il serait introuvable dans la ville de Ntui depuis que l’histoire du viol de la petite Raïssa a été dévoilée sur les réseaux sociaux.

Nous arrivons dans le domicile où vit Raïssa, il est 15 h. Elle est encore au lycée technique de Ntui où elle fréquente la classe de seconde IH. Son père M. TCHOUONG moïse, agriculteur de profession est lui aussi, encore dans à son activité. Seuls sont là Edmond son frère aîné et sa mère. C’est cette dernière qui nous accueille.

Une vingtaine de minutes plus tard, Raïssa est de retour des classes

Elle a 16 ans nous a-t-on dit mais on lui en donnerait facilement 14. Elle est svelte et son uniforme de classe en rajoute à son extrême jeunesse. Très vite, sa mère l’informe de la raison de notre venue. Elle accepte de nous parler mais exige que ce soit à l’écart de sa mère, malade. Nous nous installons à l’intérieur dans la salle de séjour. La gestuelle de la jeune fille est prompt, presque robotique. Sentant notre embarras, elle lance la conversation « Vous voulez savoir quoi ? » nous interroge-t -elle. Dans une volonté de mise au point, elle nous révèle qu’elle n’a pas été violée par le policier Ebaa Ngomo que l’on présente sur les réseaux sociaux comme étant son bourreau puis elle nous relate son histoire…

Ce soir du 31 décembre, elle sortait d’une veillée de prière avec Narcisse, son copain. Un jeune homme de 20 ans qui est également son camarade au lycée technique de Ntui. La nuit de prière terminée les deux amis décident de passer du temps sur les bancs publics de la place des fêtes de Ntui. C’est la Saint Sylvestre, l’occasion s’y prête…C’est à cet endroit qu’ils sont interpellés par trois policiers dont Ebaa Ngomo Remy. Ceux-ci vont leur demander de présenter leurs pièces d’identité. Le copain de Raissa présente sa carte d’identité scolaire mais les deux agents de la sécurité publique refusent de prendre en considération ce document. Raïssa n’a aucune pièce qui puisse l’identifier. Face aux menaces des policiers, les deux élèves vont aller jusqu’à quémander à genoux leur liberté. « Ils nous ont dit que cet endroit est dangereux et qu’on y viole et tue les gens » nous relate Raïssa les yeux rougis par l’approche des larmes.

Remy Ebaa Ngomo exigera que les adolescents fassent l’amour en leur présence

Malgré les supplications et autres courbettes, les policiers ne laisseront pas partir Raïssa et son copain. Les deux adolescents refusent dans un premier temps de céder à l’odieuse demande mais, sous le coup de la pression et des menaces, ils baissent leur pantalon pour satisfaire les élans voyeuristes de leurs oppresseurs. « Nous avons baissé nos pantalons pour faire l’amour mais Ils ont exigé qu’on se déshabille complètement et nous l’avons fait » lance en larme notre interlocutrice qui a du mal à replonger dans les événements de cette nuit désormais inoubliable pour elle. Nous lui demandons de s’arrêter un moment, le temps que nous nous remettions tous de nos émotions. Elle refuse …Elle veut en finir…

Les deux adolescents se déshabillent mais le jeune homme est incapable d’avoir une érection dans ces conditions alors que Raïssa est en pleurs. Remy Ebaa décide de jouer au coach sexuel en leur montrant quelques astuces, non sans les avoir menacé au préalable. Finalement, les jeunes passent à l’acte à même le sol, sous le froid de la nuit, pendant que les policiers montent la garde et que monsieur Ebaa s’assure à l’aide d’une torche, de l’effectivité du coït.

Raissa subira le viol d’un homme en civil

Une fois l’acte sexuel terminé, les policiers laissent partir Narcisse. « Ils sont restés avec moi et ont refusé que je me rhabille » continue de relater Raïssa. « Ils m’ont dit que mon ami ne m’aime pas et que je n’avais rien à faire avec lui et que je devais attendre leur chef »

Quelques temps après, un quatrième homme arrive, il est en civil. C’est lui qui se charge de violer Raïssa alors que les trois autres y compris Remy Ebaa montent la garde. « Il m’a violée par la voie normale et par l’anus et quand il a fini. Il m’a balancé 1000 fcfa comme une prostituée » nous confie Raïssa, le regard perdu. « Avant ça, j’étais vierge, je n’avais jamais connu d’homme » rajoute-t-elle entre deux sanglots.

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