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Crime & Punishment of Tuesday, 27 October 2020

Source: Cameroon Info

Affaire Wazizi: les avocats de la défense accusent les autorités de mensonges

Au sujet de ces deux affaires, le collectif des avocats de la défense soutiennent que les autorités ne disent pas la réalité des faits devant les instances onusiennes.

Les avocats des journalistes, Samuel Wazizi (décédé) et Kingsley Njoka (en détention à la prison de Kondengui) sont en colère. Ils accusent les autorités camerounaises de dire des mensonges sur la situation de leurs clients devant les instances onusiennes.

«Nous apportons avec regret à la connaissance de la presse nationale et internationale, à tous les corps diplomatiques accrédités à Yaoundé et au grand public en général, que la Mission permanente de la République du Cameroun auprès de l’Office des Nations-Unies, de l’Organisation mondiale du commerce et des autres organisations internationales à Genève, continue de dire des mensonges et d’induire en erreur l’opinion publique sur les circonstances de l’enlèvement et de l’incarcération de Kingsley Fomunyuy Njoka à la prison centrale de Kondengui Yaoundé, aussi bien que la mort et la disparition mystérieuse du corps de Samuel Wazizi», s’insurge Me Amungwa Nicodmus, dont les propos sont relayés dans les colonnes du quotidien Le Messager édition du 27 octobre 2020.

Selon les explications du journal, la Mission permanente auprès de l’Office des Nations-Unies, dans son Mémoire en réponse aux accusations de la défense auprès des instances onusiennes, a précisé que les allégations de disparition forcée concernant le cas de Njoka Kingsley Fomunyu, maquent de fondement. Elle a indiqué que l’intéressé est en détention provisoire à la prison centrale de Kondengui à Yaoundé, qu’il y est placé dans le cadre d’une procédure conduite dans le respect des droits de la défense, pour «des infractions prévues par la loi».

Pour les avocats du journaliste, placé en détention, «les autorités camerounaises à l’ONU ne disent pas la réalité des faits. Selon eux, leur client n’a rien fait, et fut enlevé et porté disparu». En ce qui concerne le cas de Samuel Wazizi, le Cameroun a indiqué aux instances onusiennes que pour faire la lumière sur les circonstances de l’arrestation et du décès du journaliste, le chef de l’Etat a prescrit une enquête conjointe. Les résultats de ladite enquête permettront de dégager les responsabilités.

Les avocats de la défense contestent ces informations. «Les réponses (de l’Etat du Cameroun) concernant Samuel Wazizi sont cousues d’incongruités tout comme celles du cas de Njoka … Il faudrait souligner que le chef de l’Etat avait créé une commission d’enquête sur la mort et la disparition du corps de Wazizi. Ce qui revient à dire que la position, telle que celle qui est présentée à Genève aujourd’hui, est constitutive de demi-vérité», confient-ils.

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