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Infos Business of Thursday, 20 May 2021

Source: Expression Economique n°217

Sommet de Paris : Paul Motaze et les 34 milliards du FMI

Louis Paul Motaze représente le chef de l’Etat à Paris Louis Paul Motaze représente le chef de l’Etat à Paris

Le ministre des Finances participe au Sommet sur le financement de l’Afrique qui se tient ce 18 mai à l’initiative de la France met un point d’honneur à proposer une solution à la dette de l’Afrique.

Louis Paul Motaze, le ministre des Finances fait partie de la quinzaine de chefs d’Etat africains (Afrique du Sud, Angola, République, démocratique du Congo, Côte d’ivofrè, Egypte, Ethiopie, Mauritanie, Mali, Tunisie, etc.) sont attendus en présentiel au Sommet de Paris qui se tient ce 18 mai à l’initiative de la France met un point d’honneur à proposer une solution à la dette de l’Afrique.

Ceci en sus des chefs de gouvernement italien et portugais, des dirigeants de l’Union européenne, de la Banque mondiale, de la Banque africaine de développement, de l’OCDE, de l’Organisalion mondiale du commerce, de la BERD, du FMI et de représentants de haut niveau chinois et américain. L’idée de ce sommet avait germé à l’Elysée quand le Fonds monétaire international (FMI) avait estimé que l’Afrique risquait de manquer de financement, jusqu’à 290 milliards de dollars d’ici à 2023.

Cycle d’endettement

Le sommet planchera sur les modalités d’annulation ou de restructuration d’une partie de la dette des pays africains dans la foulée de celle demandée par la Zambie, le Tchad et l’Ethiopie. Dans une tribune commune en avril, une vingtaine de chefs d’Etats africains avaient réclamé un moratoire sur la dette publique et une sanctuarisation de l’aide au développement, afin notamment de permettre l’achat de matériel médical pour lutter contre le Covid-19. l.es partenaires de l’Afrique ont bien conscience, comme le souligne la présidence française, qu’une relance fondée sur un nouveau cycle d’endettement public ne « mènerait nulle part ».



Si la dette des Etats africains, entre 35 % et 50 % du PIB, est inférieure, rapportée au PIB, à celle de leurs homologues occidentaux, elle est lourde à refinancer. l)e (ait, la collecte fiscale permettant d’en honorer le service est relativement faible en proportion du PIB en raison notamment du poids de l’économie grise, relief d’une méfiance des populations. La lutte contre ces fléaux et l’affermissement du droit de propriété seront autant de questions abordées lors du sommet de mardi.

Les PME moteurs de la relance

Autre thème majeur du sommet, l’amélioration impérieuse de l’accès au crédit des PME africaines, moteur de la croissance du continent depuis des décennies. Afrique n’a pas les moyens de lancer un plan de relance post-Covid comme celui des Etats-Unis (2.000 ‘milliards de dollars) ou de l’Union européenne (750 milliards d’euros). L’Elysée fonde donc de grands espoirs sur l’émission de droits de tirages spéciaux (DTS), une quasi-monnaie du Ponds monétaire international. Elle est politiquement acquise et sera validée juridiquement en juin. Celte émission, la quatrième de l’histoire du FMI, devrait atteindre l’équivalent de 650 milliards de dollars, près de 2,5 fois plus que la dernière émission lors de la crise financière Je 2009. Cette injection de liquidités permettra d’acheter des devises classiques, de réduire la dette ou d’importer des produits essentiels.

34 milliards pour l’Afrique

l.es quotes-parts de l’Afrique au FMI devraient lui permettra de bénéficier de 34 milliards île DTS, dont 24 milliards pour l’Afrique subsaharienne, mais c’est insuffisant, estime la présidence française. Pourquoi les pays riches, qui n’ont pas vraiment besoin de ces DS P, n’utiliseraient pas leur part au profit de l’Afrique ? L’Elysée suggère, puisqu’un prêt direct aux pays est interdit par les statuts du FMI, de passer par une des filiales de ce dernier, le Fonds pour la réduction de la pauvreté et la croissance (FRPC) pour l’octroi de crédits à taux nul ou de crédits à dix ans avec cinq ans de grâce pour les remboursements.

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