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Business News of Tuesday, 12 November 2019

Source: Actu Cameroun

Le FMI sous le charme des performances du Cameroun

Amadou Racine Sy, le chef de délégation de la mission du FMI qui vient d’achever sa cinquième revue au titre de la Facilité élargie de crédit adossée sur le Programme économique et financier avec le Cameroun parle des perspectives du programme revient sur la quintessence des travaux.

Quel bilan peut-on faire de cette 5ème revue que vous clôturez au Cameroun?

Nous avons des critères quantitatifs. Et la date réalisations de ces critères-là était juin 2019. Et sur ce plan qui relève des critères de performance, le Cameroun a atteint tous les critères que nous nous étions fixés ensemble. Maintenant il y’a quelques délais sur le plan réforme structurelle et c’est compréhensible. Nous continuions à voir comment on peut atteindre ces objectifs de réforme structurelle le plus vite possible.

Quelle est la substance de vos échanges avec les autorités du Cameroun en ce qui concerne les reformes structurelles qui connaissent un ralentissement dans leur mise en œuvre?

Je peux résumer certains points sur lesquels nous avons insisté. Un premier point c’est la gestion des chocs au Cameroun. On a eu des chocs sécuritaireset l’incendie à la So-nara.Comment gérer ces chocs et résoudre l’incertitude parce qu’il y a un effet systémique sur les recettes fiscales et les recettes non-pétrolières. Il faut voir comment on gère ces chocs. Par exemple sur la crise sécuritaire, si on avance vite, on a les dividendes de la paix qu’on peut récolter.



Le deuxième point c’était la mobilisation des revenus non pétroliers. Comment élargir la base pour que ce ne soit pas toujours les mêmes qui subissent l’impact de la pression fiscale. Le troisième point c’est celui de l’investissement. Il s’agit de ne pas juste regarder la dette mais regarder aussi le rendement de l’investissement. Il faut regarder comment on peut avoir des investissements en phase avec cette stratégie. Nous attendons avec impatience l’achèvement des travaux pour le Dsce 2 et nous allons réfléchir à comment nous pouvons supporter le Cameroun pour l’atteinte de ces objectifs.

Où en est-on avec la situation des soldes engagés non décaissés?

Au-delà des chiffres, je crois qu’il faut s’attarder sur pourquoi on a ce genre de critères et nous sommes en accord avec les autorités camerounaises. Il faut des investissements qui rapportent plus au Cameroun, des investissements qui ont plus de synergie entre eux. Les experts du ministère des Finances et de l’Economie ont même utilisé le mot écosystème en terme d’investissement et aussi ce souci de diversifier l’économie, diversifier les exportations, augmenter les exportations. Le revers de la médaille de tout ça ce n’est pas seulement la dette ; mais on s’endette pourquoi ? Et la finalité c’est la même, plus de croissance, plus d’emplois, plus d’exportations… Donc je pense qu’au-delà des critères, ce qui nous intéresse c’est atteindre ces objectifs stratégiques du pays et c’est le défi à terme.

Le Cameroun entend-il poursuivre le programme?

Le programme s’achève en juin 2020 ; maintenant c’est à l’appréciation des autorités camerounaises de décider si elles voudraient ou pas continuer avec le Fmi. Nous sommes en discussion. Nous présentons le cas pour un nouveau programme mais ce qui est sûr c’est que nous nous sommes dé-jàentendus sur beaucoup d’objectifs. Le montant du prochain décaissement est d’à peu près 55 millions de dollars ; mais ce qui est important c’est qu’il faut regarder cet effort dans le sens de l’effort collectif des partenaires techniques et financiers qui sont impliqués. Nous avons travaillé tout au long de notre séjour avec la Banque mondiale, la Banque africaine de développement et même la Cemac.

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