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Business News of Friday, 29 January 2021

Source: agenceecofin.com

Le Cameroun veut diminuer le prix de ses routes

Après son projet de production de granulats sur place, resté lettre morte, le Cameroun envisage de prendre d’autres mesures idoines pour réduire les dépenses en construction d’infrastructures routières. L’APE avec l’Union européenne participera à la concrétisation de cette ambition.

Dès cette année 2021, le gouvernement camerounais entend mettre en œuvre des actions visant à réduire les coûts des travaux routiers dans le pays, a-t-on appris au terme de la conférence annuelle des responsables des services centraux et extérieurs du ministère des Travaux publics.

Parmi les mesures devant permettre d’atteindre cet objectif, le chef de ce département ministériel, Emmanuel Nganou Djoumessi, préconise le recours, autant que faire se peut, aux matériaux locaux disponibles, et surtout au bordereau des coûts unitaires élaboré par son département ministériel, en lieu et place du prix moyen pratiqué, souligne Cameroon Tribune.

De plus, précise ce membre du gouvernement, «?nous n’avons pas besoin de faire une structure de chaussée pour un trafic lourd en 2021, alors que nous avons des études qui parlent d’un trafic moyen ou léger. Le trafic pourra être lourd, mais l’investissement progressif…?».

Pour rappel, depuis plusieurs années, le Cameroun a la réputation d’avoir les routes parmi les plus chères en Afrique. Pour preuve, en 2013, au cours d’une réunion des points focaux du Conseil national de la route (Conaroute), il avait été révélé que le prix moyen du kilomètre de route bitumée au Cameroun est estimé à environ 205 millions FCFA, contre une moyenne africaine de 100 millions FCFA. Et dans un rapport publié en 2018, la Banque mondiale, estime également que certaines infrastructures routières du Cameroun sont 2 à 6 fois plus coûteuses que des projets africains de même acabit.

Afin d’infléchir cette courbe, le gouvernement camerounais avait annoncé la construction de quatre centrales de concassage à 10 milliards FCFA, à l’effet d’obtenir des granulats à moindre coût. En effet, apprend-on, au Cameroun les granulats représentent souvent jusqu’à 25% du coût de construction d’une route.

Au demeurant, ce projet, dont les autorités n’ont plus beaucoup parlé ces dernières années, n’a visiblement pas réussi à réduire le coût des constructions des routes dans le pays. Mais, avec le démantèlement tarifaire progressif dans le cadre des APE avec l’Union européenne, le bitume importé, l’autre matériau rendant les routes chères, selon les experts, bénéficie désormais d’importants abattements tarifaires à la douane. Ce qui, couplé aux actions annoncées par le gouvernement, devrait logiquement induire un fléchissement de la courbe du prix du kilomètre de route bitumée, nous apprend Investir au Cameroun.

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