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Infos Business of Thursday, 29 July 2021

Source: www.camerounweb.com

La filière brassicole dénonce le cout élevé des charges fiscales

La charge fiscale la plus élevée d’Afrique Centrale La charge fiscale la plus élevée d’Afrique Centrale

Le secteur pointe du doigt les nouvelles mesures fiscales adoptées depuis la loi des finances 2019.

Les abattements sur la gestion des droits d'accise pour les bières d'au moins 5,5% d'alcool étaient de 20%.

La loi des finances 2019 les a ramenés à 10% tout en ajoutant 15 FCFA pour droit d'accise spécifique sur les emballages des bières.

Avant 2019, les charges fiscales pour la filière brassicole étaient abordables. Les abattements sur la gestion des droits d'accise pour les bières d'au moins 5,5% d'alcool étaient de 20% en 2018. La loi des finances 2019 les a ramenés à 10% tout en ajoutant 15 FCFA pour droit d'accise spécifique sur les emballages des bières et des boissons gazeuses. La charge fiscale, selon la CAPA est estimée à 8 milliards de FCFA. Face à cette situation, les entreprises brassicoles qui se plaignaient d'être traitées comme des vaches à lait avaient alors demandé une pause fiscale. La pression des consommateurs La bière est un produit de grande consommation et les Camerounais en raffolent. En 2017, 653,9 millions de litres de bières avaient été consommés au Cameroun. Cette consommation est depuis lors à la hausse, la SABC se taille la part du lion du marché avec 72% de consommation, loin devant Guinness Cameroun, 16% etUCB11% ; les bières étrangères avec 1% de consommation complètent le tableau. La forte consommation de la bière au Cameroun fait que la CAPA est face à la pression des associations des consommateurs. En 2019, les industries brassicoles avaient envisagé une hausse de prix. Certains grossistes avaient même augmenté le prix à l'achat du casier de 12 bières qui était passé de 6400 à 6600 FCFA. Les associations des consommateurs avaient bruyamment réagi.

Le gouvernement à travers le ministère du Commerce qui avait décidé de la stabilité des prix, avait alors engagé des concertations avec les deux parties. À l'issue de ces contacts, le prix de la bière en détail avait subi une augmentation entre 20 et 50 FCFA. Cette augmentation n'avait alors arrangé personne. Les industries brassicoles réclamaient une hausse d'au moins 100 FCFA, alors que les associations des consommateurs étaient pour la stabilité. Le gouvernement avait dû couper la poire en deux. En 2021, la situation est toujours tendue. L'arrivée dans la filière d'une nouvelle structure : les brasseries Samuel Foyou (BRASAF) ne dissipe pas le malaise. La charge fiscale, selon la CAPA, est toujours lourde. La série de concertations engagée par le ministre du Commerce avec les opérateurs de la filière permettra peut-être d'éviter une hausse brutale du prix de la bière, alors que la fin d'année pointe.

La charge fiscale la plus élevée d’Afrique Centrale

« La charge fiscale sur le secteur brassicole au Cameroun notamment en matière de droit d'accise est la plus élevée de la sous-région CEMAC ; elle est également supérieure à celle en vigueur au Nigéria ». Ce cri de douleur a été lancé en 2019 par Kimani Kirose Mwaura, alors directeur général de Guinness Cameroun et président de la Cameroon Alcohol Producers Association (CAPA). Elle résume le malaise de la filière brassicole et les relations tendues avec le gouvernement. Représenté par trois grosses entreprises : la Société Anonyme des Brasseries du Cameroun (SABC), filiale du groupe français Castel, Guinness Cameroun et l'Union Camerounaise des Brasseries (UCB),le secteur brassicole pointe du doigt les nouvelles mesures fiscales adoptées depuis la loi des finances 2019.