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Business News of Friday, 29 November 2019

Source: actucameroun.com

La filière banane noyée par une sombre affaire de 31 milliards

Les responsables de l’Association chargée de la gestion de la filière banane (Assobacam) sont soupçonnés d’avoir géré dans l’opacité, une enveloppe de 31 milliards de FCFA destinées à relancer le secteur. L’usage de l’argent mis à leur disposition en 2013 par l’Union Européenne est problématique.

Les résultats de la production de la filière banane sont en chute libre au Cameroun. Ils sont passés de 302 000 tonnes en 2015, à 192 000 tonnes en 2019.
Et pourtant, en sept ans l’Association chargée de la gestion de la filière banane (Assobacam) a reçu une enveloppe de 31 milliards de FCFA au titre d’appui pour relancer la filière. Malheureusement nul ne sait clairement à quoi auront servi les dits fonds injectés dans le cadre d’un partenariat entre le Cameroun et l’institution européenne.

Opacité dans la gestion des fonds

C’est pourquoi les voix s’élèvent aujourd’hui pour exiger aux responsables de l’Assobacam d’un bilan de la gestion de cet argent qui est un bien public.
En effet, Il en ressort des enquêtes menées que l’Assobacam n’a pas daigné utiliser l’argent à lui octroyé pour le développer de la filière comme prévu.

Cette association s’est plutôt arrangée à renforcer le leadership d’un groupe Php pour des raisons obscures. Car on ne comprend pas comment une société qui a reçu à elle seule 53% des fonds Mab alloués à route la filière régresse dans de le rendement depuis la date du début des subventions. Or cet enveloppe était censé lui permettre de rajeunir ses plantations et en créer d’autres pour booster sa production et d’améliorer les conditions de travail de ses employés.

Ce qui a été fait ailleurs

Au demeurant, il est inadmissible que le Cameroun soit largement distancé aujourd’hui par la côte d’ivoire qui a reçu de l’Union européenne une enveloppe de subventions moins costaude (44 millions d’euros reçus contre 48 millions pour le Cameroun).

En 2018, la production annuelle de la Côte d’ivoire était de 315 000 tonnes contre 210 000 tonnes pour le Cameroun, alors qu’il y a quelques années encore c’était l’inverse.