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Business News of Wednesday, 21 April 2021

Source: focusmediaafrique.com

Crise économique : la CONAC tire la sonnette d'alarme

La commission nationale anticorruption (CONAC), pense que l’Etat est complice des Crimes économiques observés çà et là. Elle aurait ainsi décidé de briser le silence.

L’évocation de l’article 66 de la constitution camerounaise, n’a très souvent été qu’un slogan. Il faut rappeler que l’article en question, prescrit la déclaration des biens, en cas d’accession d’un tiers aux hautes fonctions étatiques. Seulement, il n’a jamais été respecté.

La corruption s’est dès lors, trouvée une couverture, lui permettant de s’accroître sous le nez des autorités. Une situation qui favorise les malversations financières et autres détournements de deniers publics.

L’essence

Dieudonné Massi Gams, président de la CONAC, n’a pas tenu face au député Cabral Libii. Ce dernier a mis le président dos au mur, s’indignant de la promotion des croqueurs de diamant de l’Etat. C’est alors que Massi Gams révèlera que, l’Etat est complice des actes de corruption, sinon l’instigateur principal. Il a à cet effet déclaré : » rapports sont devenus comme des supports, qui permettent qu’on promeuve tel ou tel « . Il s’agit de la promotion des personnes accusées de malversations.

En effet aucun secteur d’activité n’est épargné de la corruption. L’homme de Dieu, Massi Gams, dénonçant les hommes odieux, souhaite tout de même assainir les mentalités.

Des solutions de combat que propose le président de la CONAC

» L’argent semble ouvrir toutes les portes au lieu du mérite « . De ce propos de Massi Gams, l’on se rend bien compte que, les mentalités sont en décrépitudes. Il pense par ailleurs que, le gros effort réside dans » l’éducation à l’intégrité »

Tout compte fait, la CONAC dans sa lutte, présente un bilan chiffré assez éloquent.

Estimé à 482 en 2010, le nombre de dénonciation des cas de corruption, est passé à 23.000 en 2018. Des opérations de lutte anticorruption menées entre 2013 et 2017, ont permis d’éviter une distraction de 1 652 milliards 582 millions, 114 037 Fcfa. Malgré des chiffres marquant ce grand saut qualitatif, beaucoup reste encore à faire dans le cadre de la lutte contre la corruption au pays de Paul Biya.

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