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Business News of Monday, 29 March 2021

Source: Actu Cameroun

Cameroun : un financement de 655 milliards menacé de forclusion

Le pays dispose de deux ans pour décaisser ce montant avant que l’institution de Breton Wood ne prononce sa déchéance.
Sur un portefeuille de coopéra ion avec. la Banque i mondiale dont l’ensemble des engagements en cours s’élèvent à environ 1415 milliards de FCFA pour 20 projets, le solde des engagements non décaissés se situe à environ 655,3 milliards de FCFA qu’il faudra décaisser ai cours des deux prochaines années, afin d’éviter que ‘ces ressources ne deviennent forcloses. C’est l’un des faits majeurs découlant de la revue annuelle conjointe de la coopération Cameroun-Banque mondiale. Elle s’est tenue le 24 mars 2021 à Yaoundé.

Ce chiffre est révélateur de la difficulté persistante que les pouvoirs publics éprouvent à mettre en œuvre les projets dont les financements ont pourtant déjà été mobilisés. A ce titre, le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), Alamine Ousmane Mey, a fait savoir au cours des travaux tenus à Yaoundé du 24 au 26 mars 2021 qu’il s’agit désormais que « l’élaboration des Plans de travail et de budget annuel soit maîtrisée, que les questions relatives aux expropriations et indemnisations soient assurées, et que les responsables de gestions des projéts et tous les autres acteurs de la chaîne puissent développer des comportements visant la performance, afin que dans les deux années à venir, le niveau de décaissement soit substantiellement relevé. »

Il faut dire que depuis des années, l’implémentation des projets financés avec l’appui des bailleurs de fonds internationaux tels que la Banque mondiale, se heurte à des contraintes telles que le faible niveau de maturité des projets ; les retards dans l’élaboration et l’adoption des Plans de travail et de budget annuel, la faible mobilisation des fonds de contrepartie ; l’absence des critères d’évaluation de la performance des Unités de gestion des projets ; le mode d’évaluation non adapté aux situations de pandémie et/ou insécurité, la crise sécuritaire dans certaines régions du pays abritant plusieurs projets. Ce qui augmente le flux de fonds oisifs à la Caisse autonome d’amortissement (CAA).

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