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Business News of Wednesday, 5 August 2020

Source: agenceecofin.com

Cameroun : cet investisseur local sauve le secteur laitier

Un projet de production de produits laitiers et biogaz vient d’être signé entre l’homme d’affaire camerounais Etienne Valère Olougou et l’Agence de promotion des Investissements. L’unité se situera dans la région de l’Adamaoua et générera 200 emplois.

A travers la Société agropastorale et industrielle de Ngaoussai, située dans la région de l’Adamaoua, Etienne Valère Olougou projette d’investir 9 milliards de FCFA dans la construction d’une unité de production de produits laitiers (lait, fromage, yaourt) et de biogaz, nous apprend Investir au Cameroun.

Ce projet, qui permettra de créer environ 200 emplois, selon le promoteur, va bénéficier des avantages fiscalo-douaniers prévus par la loi de 2013 (révisée en 2017) portant incitations à l’investissement privé en République du Cameroun. Le porteur du projet a, de ce fait, signé une convention avec l’Agence de promotion des investissements (API), le 30 juillet 2020 à Yaoundé, la capitale du pays.

Cette loi permet aux investisseurs désirant s’installer ou alors étendre leurs activités au Cameroun de bénéficier de différentes exonérations fiscalo-douanières sur des périodes allant de 5 à 10 ans, aussi bien pendant la phase d’installation que de production.

L’unité agro-industrielle en gestation dans la région de l’Adamaoua, l’un des terreaux de l’élevage bovin au Cameroun, pourrait devenir la première unité industrielle de ce type fonctionnelle dans cette région propice à l’élevage. Ceci dans la mesure où les deux laiteries construites par le gouvernement dans les villes de Ngaoundéré et de Meiganga depuis bientôt 5 ans n’ont véritablement jamais fonctionné, selon des sources locales.

Selon les statistiques du ministère de l’Élevage, le Cameroun accuse un déficit moyen de production de plus de 170?000 tonnes de lait par an, puisque la production nationale culmine à environ 125?000 tonnes seulement, pour une demande estimée à 297?000 tonnes. À l’origine de cette situation, soulignent les experts, le faible rendement des espèces de vaches utilisées par les producteurs, ainsi que l’enclavement des principaux bassins de production.

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