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Musique of Monday, 21 June 2021

Source: www.camerounweb.com

Droit d’auteur de l’art musical camerounais : 1483 artistes passent à la caisse

Ils passent à la caisse Ils passent à la caisse

Ils vont se partager 112.714 millions de francs CFA.

La répartition a débuté ce lundi 21 juin 2021.

Les montants distribués ont été collectée auprès des usagers au titre de l’exploitation des œuvres des artistes courant 2019-2020.



«Le directeur général de la Société Nationale Camerounaise de l'Art Musical (SONACAM) communique à la communauté musicale que la première répartition de la redevance due au titre du droit d'auteur de l'art musical de l'année en cours se tiendra le 21 juin juin 2021.A cet effet, il invite tous les titulaires de droit d'auteur à se rapprocher des agences régionales de la SONACAM dès vendredi 18 juin 2021 12 heures pour consulter les listes y relatives. Le directeur général exprime sa profondeur gratitude à l'endroit des artistes musiciens pour la patience dont-ils ont fait montre dans l'attente de cette opération importante». Ce communiqué concerne les artistes régulièrement inscrit sur les listes de la SONACAM, la Société en charge de la répartition du droit d'auteur au Cameroun. Ceux-ci devaient en effet se rendre au guichet dès ce lundi.
«Les montants à percevoir par les 55 adhérents, 652 stagiaires, 685 sociétaires et 91 sociétaires honoraires varient entre 50 000 et 150 000 FCFA par artiste». C’est ce qu’indique une note publiée par le président de la commission de contrôle des programmes, des musiques en ligne et des répartitions, Joël Francis Atangana Aka, plus connu sous le nom de DJ Bilik. C’est donc 1483 artistes sur les 2800 ayant souscrit vont se partager 112,714 millions de francs CFA. Une somme collectée auprès des usagers au titre de l’exploitation des œuvres des artistes courant 2019-2020.

Des sommes insignifiantes

Si certains artistes se réjouissent de la cagnotte qu’ils reçoivent depuis ce matin. Plusieurs observateurs en revanche sont trouvent que ces sommes sont une insulte à la profession d’artiste. « Comment des artistes peuvent-ils percevoir en guise de droit d’auteur des sommes minables comme celles que vient de communiquer la Sonacam ? », se demande un observateur. Il ne manque pas de fustiger l’absence de politique publique au Cameroun pour permettre aux artistes de mieux jouir de leurs droits.