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Sports News of Sunday, 1 December 2019

Source: camerounlink.com

Stade Olembé: les vraies raisons du retrait du contrat de Piccini

L’entreprise italienne Gruppo Piccini a été dépossédée du marché de construction du Complexe sportif de Yaoundé-Olembe ce vendredi 29 novembre. Ainsi en a décidé Narcisse Mouelle Kombi, ministre camerounais en charge des sports et de l’éducation physique.

La société Gruppo Piccini est dans l’incapacité de peaufiner le chantier du stade qui sera baptisé au nom du président de la République du Cameroun. Mouelle Kombi a dû faire cet amer constat par voie d’huissier non sans avoir consulté au préalable le journal du chantier et les procès-verbaux des réunions mensuelles de septembre à novembre sur l’avancement des travaux. L’entreprise italienne est donc dessaisie de ce marché à elle attribué le 30 décembre 2015 et qui était censé être livré pour la CAN 2019.

Les cinq motifs qui sous-tendent cette décision

L’arrêt des travaux non autorisé par le maître d’ouvrage, l’abandon du chantier, la défaillance de l’entreprise caractérisé par le non-respect des engagements contractuels et des ordres de service s’y rapportant, la sous-traitance avérée des prestations contractuelles sans autorisation du maître d’ouvrage et la violation de la législation sociale caractérisée par l’accumulation des arriérés de salaires des travailleurs sont autant de griefs qui ont conduit le président du comité local d’organisation du CHAN 2020 et de la CAN 2021 à sévir.

Depuis le retrait de la CAN 2019 au Cameroun le 30 novembre 2018, le pays a cessé de se presser. Si le stade de Japoma construit par Yénigün a pu poursuivre ses travaux, avec l’engagement financier de la Turquie, celui d’Olembe est stoppé depuis huit mois ; les nombreuses grèves, arrêts des travaux et réclamation de décomptes par les entreprises ont considérablement freiné l’évolution de la construction de ce stade.

De même, l’État du Cameroun et l’Italien Piccini se sont très souvent brouillés sur le terrain du financement. L’adjudicataire du marché accusant le maître d’ouvrage de ne pas fournir les moyens nécessaires pour faire avancer les travaux. Ce dernier a fini par rompre unilatéralement le contrat.
Le Minsep a décidé d’octroyer le marché à l’entreprise Magil, en procédure d’urgence.