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Infos Sports of Thursday, 10 June 2021

Source: www.camerounweb.com

Retrait de la CAN 2021 au Cameroun: la mise au point musclée de Mouelle Kombi

Mouelle Kombi, ministre des sports play videoMouelle Kombi, ministre des sports

Narcisse Mouelle Kombi s'est exprimé sur un probable retrait de la CAN au Cameroun

• Mouelle Kombi affirme que le Cameroun est capable d'organiser la CAN

• La rumeur d'un retrait de la CAN a été lancée depuis l'Algérie




Au sortir d’une visite d’inspection du Stade d’Olembe, le Ministre des Sports s’est enfin exprimé sur la rumeur sans cesse grandissante d’un futur retrait de la CAN 2021 au Cameroun. Alors que l’inquiétude ne cesse de prendre de l’ampleur dans les rues de Yaoundé à l’idée de voir le pays de Roger Milla perdre pour une deuxième fois l’organisation de la compétition, Narcisse Mouelle Kombi s’est montré ferme quant à la capacité du Cameroun à accueillir la CAN. « La CAN Total Energies Cameroun 2021 est un acquis pour le Cameroun. La question de sa réattribution pour un autre pays n’est nullement à l’ordre du jour », a déclaré le ministre.

Cette mise au point du ministre des sports et de l’éducation Physique intervient près de 24 heures après celle du président de la fédération Camerounaise de football Seidou Njoya. Terré dans son silence depuis que les premières autour de la capacité du Cameroun à organiser la CAN, le président de la fédération était monté au créneau en fin de journée du 08 juin pour dénoncer ce qui est pour lui, une simple rumeur. « Notre pays abritera la CAN dès janvier 2022. La FECAFOOT est mobilisée aux côtés de l’Etat pour faire de cette fête du football, une grande première en Afrique ainsi que le souhaite Dr Patrice Motsepe », avait-il déclaré sur le réseau Social Twitter.

A six mois du début de la compétition, le Cameroun semble fragilisé par les retards dans la livraison des infrastructures notamment le stade d’Olembe. Mais selon Mouelle Kombi, pas question pour le pays de renoncer à la compétition qu’attendent les Camerounais depuis plus de deux ans. « Le Cameroun qui, d'après l'avis de plusieurs experts internationaux, a organisé la plus belle édition du CHAN de l'histoire, il y a quelques mois, est prêt à rééditer l'exploit avec la CAN, en janvier et février prochains. N'en déplaise aux oiseaux de mauvaise augure », lâche Mouelle Kombi.

Un plan de déstabilisation venu de l’Algérie

L’inquiétude du probable retrait de la plus grande fête du football africain au Cameroun est née depuis qu’un site d’information Algérien, La Gazette du Fennec a annoncé il y’a deux jours que le Maroc voisin, préparait un plan pour arracher l’organisation de la compétition au Cameroun. « Fouzi Lekjaâ, président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF) et deuxième vice-président de la CAF (donc très proche du nouveau patron de l’instance Patrice Motsepe), est en train d’activer ses lobbys pour convaincre les membres influents à l’instance confédérale de l’attribution de l’organisation de la prochaine CAN au Royaume chérifien. Sur le fond, cette manœuvre semble désespérée tant le Cameroun présente toutes les garanties pour pouvoir, enfin, voir sa CAN se tenir. Toutefois, rien ne peut être exclu », écrivent-ils dans un article titré : « Le Maroc fait le forcing pour dérober la CAN-2021 au Cameroun ».

Encore sous le coup du retrait de la CAN 2019 à leur pays, les Camerounais se sont laissés envahir par l’inquiétude. Une inquiétude nourrit par la décision de la CAF de reporter la cérémonie du tirage au sort prévue pour le 25 juin. Point de doute : il y’a un loup dans la bergerie selon plusieurs Camerounais pour qui, ce report constitue un fait majeur crédibilisant l’information venue d’Alger le lendemain.

Sauf que, à en croire les déclarations du président de la fédération Algérienne de football, un retrait de la compétition au Cameroun irait dans l’avantage de son pays qui souhaite, comme son grand rival Marocain, récupérer la CAN. « Si le Cameroun se retire de l'organisation pour la CAN 2021, nous discuterons avec les autorités algériennes pour la possibilité que l'Algérie accueille cette compétition », avait déclaré Amara Charaf-Eddine, lors de l’AGE du Comité olympique et sportif algérien, hier mardi, soit au lendemain de l’article de La Gazette du Fennec.

La presse Algérienne aurait-elle lancé un ballon d’essai pour permettre à sa fédération de football de prendre la température à Yaoundé ? A-t-elle essayé de discréditer le voisin Marocain pour le sortir du jeu ? Ou plutôt, a-t-elle voulu déstabiliser le Cameroun, qui doit encore livrer quelques stades, notamment celui d’Olembe ?

Dans une sortie, la fédération Algérienne de football est revenue sur les propos de son président, face à la polémique engendrée. « Le Président de la FAF n’a à aucun moment déclaré que l’Algérie allait remplacer le Cameroun en cas de retrait de ce pays pour organiser cette compétition à l’échéance retenue ». Elle précise que le choix de remplacer le Cameroun « se fera en concertation avec les pouvoirs publics qui auront à prendre une telle décision lorsque toutes les conditions seront réunies pour accueillir et réussir une épreuve d’une grande envergure »

Une chose est certaine, à 6 mois du match d’ouverture, la CAN se jouera bien au Cameroun, à en croire en tout cas les autorités sportives Camerounaises. D’ailleurs, le président de la FECAFOOT l’assuré en fin de journée de ce 08 mai : « Notre pays abritera la CAN dès janvier 2022. La FECAFOOT est mobilisée aux côtés de l’Etat pour faire de cette fête du football, une grande première en Afrique ainsi que le souhaite Dr Patrice Motsepe ». L’Algérie devra attendre son tour.