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Sports News of Wednesday, 24 February 2021

Source: Actu Cameroun

Reprise des championnats: Mouelle Kombi nargue Paul Biya

Plus d’un mois après avoir été instruit de mettre les ressources financières et les stades à la disposition de la Fecafoot en vue de la reprise des championnats, le ministre des Sports et de L’Education physique ne s’est toujours pas exécuté.


L’incertitude reste de mise à trois jours de la reprise du championnat de football de Ligue 1 programmée pour le 27 février 2021 par la Fédération camerounaise de football (Fecafoot). Et pour cause : jusqu’au moment où ces -lignes étaient écrites, le ministre des Sports et de l’Education .physique (Minsep) n’avait pas toujours cru devoir se plier aux instructions du président de la République données à travers une correspondance du secrétaire général de la présidence de la République (SG/PR) au Premier ministre datée du 7 janvier.

Ces directives sur la reprise des championnats de football des ligues 1 et 2 sont répercutées par le secrétaire général des services du Premier ministre (SG/PM) au Minsep dans une correspondance datée du 11 janvier. Dans celle-ci, Séraphin Ma-gloire Fouda demande à Narcisse Moüelle Kombi de « faire procéder sans délai au lancement des championnats professionnels de football par la Fédération camerounaise de football (Feca-foot), conformément aux directives de la Fédération internationale de football association (FIFA) figurant dans sa lettre du 14 décembre 2020 ».

Pour ce faire,Je Minsep doit « mettre à la disposition de la Fecafoot les ressources financières prévues à cet effet ainsi que les stades identifiés pour la reprise des championnats de football des Ligues 1 et 2 ». Mais près d’un mois et demi après, et en dépit de deux relances de la Fecafoot, Narcisse Mouelle Kombi reste sourd.

Instructions bafouées

« Tout observateur avisé de la scène footballistique n’ignore pas que le Minsep a pris fait et cause d’abord pour le président de la LFPC (Ligue de football professionnel du Cameroun) mise aujourd’hui hors-jeu, et ensuite pour le groupe du sénateur Albert Mbida. Il peut même décider de fouler au pied les instructions de sa hiérarchie, mais au moins il doit considérer la volonté de la majorité des acteurs du football de reprendre le chemin des stades. Et Dieu seul sait que des efforts extraordinaires ont été réalisés par le gouvernement pour doter la jeunesse d’infrastructures sportives de qualité », fait observer un responsable de club.

Ces considérations, si l’on se fie aux indiscrétion distribuer par son propre entourage, ne semblent pas enthousiasmer le patron des sports. « Il n’a pas d’autre choix que de se plier aux directives présidentielles. Mais ce sera à contrecœur, parce que pour le Minsep mettre les moyens de l’Etat et ses infrastructures à disposition de la Fecafoot revient à apporter la caution à l’illégalité », souffle un responsable du Minsep. Pourtant, aussi bien le Tribunal arbitral du sport (TAS) que la FIFA sont loin d’être du même avis.

Le 19 février, le directeur de la division association membres de la FIFA, Véron Mosengo-Omba, a écrit au secrétaire général de la Fecafoot : « Nous accusons bonne réception de votre courrier du 16 février 2021 concernant l’assemblée générale extraordinaire de la Fecafoot qui se serait tenue le 2 février dernier, portant sur la soi-disant destitution du président actuel de la Fecafoot, M. Seidou Mbombo Njoya, et la mise en place d’un Comité exécutif provisoire »

L’égalité de l’équipe actuelle

Qui poursuit : « Faute d’avoir été convoquée dans le respect des statuts applicables en l’état et de notre courrier du 16 janvier 2021 consécutif à la sentence du Tribunal arbitral du sport du 15 janvier 2021, une telle assemblée est dénuée de tout effet valable. »

En conséquence, insiste Veron Mosengo-Omba, Seidou Mbombo Njoya et son Comité exécutif en place depuis 2018 restent les dirigeants légitimes de la Fecafoot jusqu’à la tenue d’une nouvelle assemblée élective régulière. Dans la foulée, le responsable de la FIFA annonce une séance de travail pour la mise en place consensuelle d’une feuille de route électorale ce 24 février.

Cette démarche est conforme à la sentence du TAS du 15 janvier, qui « considère -sans préjudice de toute éventuelle décision que prendrait la FIFA à cet égard-, que la mise en œuvre du principe de continuité de service implique, dans le cas d’espèce, qu’il appartient aux organes actuellement en place de finaliser dans les meilleurs délais le processus d’adoption des statuts et des textes règlementaires (…), puis d’organiser sur cette base de nouvelles élections ».

En application de cette sentence, la FIFA a, par courrier en date du 16 janvier, en plus en place d’un Comité de normalisation espéré par d’aucuns maintenu Seidou Mbombo Njoya et son équipe en poste.

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