Vous-êtes ici: AccueilSport2021 06 02Article 599872

BBC Afrique of Wednesday, 2 June 2021

Source: www.bbc.com

Pollution : quand la pandémie de coronavirus purifie l'atmosphère

la pollution atmosphérique tue chaque année sept millions de personnes la pollution atmosphérique tue chaque année sept millions de personnes

Nous vous dévoilons quelques-uns des changements intervenus sur la planète Terre dans un contexte de réchauffement climatique. La pollution atmosphérique est depuis longtemps l'un des principaux facteurs de mortalité, faisant environ sept millions de victimes par an. Cependant, la pandémie mondiale de Covid-19 a montré à quelle vitesse nous pouvions purifier l'air en réduisant le nombre de nos déplacements...

La pollution atmosphérique est depuis longtemps l'une des formes les plus graves de dommages environnementaux.

Selon les chiffres de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la pollution atmosphérique tue chaque année sept millions de personnes dans le monde.

Ses données montrent également que neuf personnes sur dix respirent un air qui dépasse les limites fixées par l'OMS pour les niveaux élevés de polluants.

Une différence de taille

Les émissions provenant de la combustion de carburants représentent près d'un quart des émissions de CO2 dues aux activités humaines.

L'impact des blocages sur les transports à travers le monde lors de la pandémie de Covid-19 a donc été brutal.

Selon l'Agence internationale de l'énergie, l'activité moyenne sur les routes du monde a chuté de près de 50 % par rapport à 2019.

L'amélioration de la qualité de l'air était évidente.

En peu de temps, les zones urbaines ont enregistré des réductions massives d'une série de polluants associés aux moteurs à combustion interne.

Les données recueillies par le Centre national des sciences atmosphériques du Royaume-Uni montrent des réductions marquées du dioxyde d'azote (NO2) et des particules (PM2,5) dans dix villes.

En Inde, les gens se sont emparés des réseaux sociaux pour poster des images de ciel dégagé après qu'environ 90 % des trajets routiers aient été interrompus pendant le confinement.

En avril, Sunil Dahiya, du Centre de recherche sur l'énergie et l'air pur, a déclaré à BBC News : "La crise actuelle nous a montré qu'un ciel clair et un air respirable peuvent être atteints très rapidement si des mesures concrètes sont prises pour réduire la combustion de combustibles fossiles."

Cependant, si la qualité de l'air s'est améliorée rapidement pendant les confinements, la pollution atmosphérique semble être revenue à la normale tout aussi rapidement une fois les confinements assouplis ou levés.

Faible impact sur le CO2

L'Organisation météorologique mondiale (OMM) a déclaré que la réponse mondiale à la crise du Covid-19 a eu peu d'impact sur la hausse continue des concentrations atmosphériques de CO2.

Les émissions de carbone ont certes chuté de façon spectaculaire en raison de la réduction brutale des transports et de l'industrie.

Mais les données de l'OMM montrent que cela n'a que très peu ralenti l'augmentation globale des concentrations.

Les détails ont été publiés dans le bulletin annuel de l'OMM sur les gaz à effet de serre.

Pendant les confinements, de nombreux appels ont été lancés pour que les avantages environnementaux soient maintenus.

Les partisans de cette mesure ont déclaré qu'il était essentiel que la croissance économique après la pandémie s'oriente vers une voie durable à faibles émissions.

Malgré les appels à reconstruire de manière plus écologique, il semble que la priorité ait été de poursuivre les activités habituelles, quel qu'en soit le coût.

Vous êtes témoin d'un fait, vous avez une information, un scoop ou un sujet d'actualité à diffuser? Envoyez-nous vos infos, photos ou vidéos sur WhatsApp +237 650 531 887 ou par email ! Les meilleurs seront sélectionnés et vérifiés par la rédaction puis publiés sur le site.

Rejoignez notre newsletter