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Sports News of Saturday, 10 October 2020

Source: 237online.com

Pédophilie à la FECAKADA: la piètre sanction infligée à Emmanuel Wakam et Cie donne à réfléchir

Si les 08 ans de suspension l’ex Président et quelques-uns de ses collaborateurs ont écopé, ne sont pas suivies d’une sanction pénale et pécuniaire, ce sera un deuxième viol perpétré contre ses jeunes filles.

Le Conseil d’Administration du Comité National Olympique du Cameroun (CNOSC), au cours d’une session extraordinaire dont le seul point à l’ordre du jour était le dossier des scandales se’xuel au sein de la Fédération Camerounaise de Karaté et Discipline Affinitaire FECAKADA a rendu son verdict. Me Emmanuel Wakam, l’ex Président de la FECAKADA, écope de 08 mois de suspension, de toute activité sportive. Il faut dire que l’ex Président, bien que tête de proue de cette ignominie qui avait fait les choux gras des journaux, n’est pas le seul incriminé du dossier. Quelques-uns de ces collaborateurs tombent également sous le coup de cette sanction. Il s’agit notamment du Directeur Technique National adjoint n°2, l’entraîneur national junior et son adjoint entre autres.

On comprend avec ces deux derniers responsables de la FECAKADA, que le terme pédophilie à tout son sens dans la mesure où, les mineures font partie des victimes. Certains médias sans doute dans la précipitation ou alors mus par la proximité qu’ils ont avec ces mécréants et leurs nombreux protégés du Ministère des Sport, ont vite fait de parler d’une lourde sanction écopée par Emmanuel Wakam. En réalité, il n’en est rien, en termes de sanction. Au Comité National Olympique du Cameroun, et au Ministère des Sport, où Emmanuel Wakam et Cie comptent beaucoup d’amis, on s’est arrangé pour leur offrir une porte de sortie moins affligeante.

Mais ce faisant, cette sentence du Conseil d’Administration du Comité National Olympique du Cameroun, si elle n’est pas suivie d’une autre sentence, cette fois-ci pénale et pécuniaire, serait un autre deuxième viol perpétré à l’encontre de ces jeunes filles. Si quelques-unes de ces filles ont eu le courage de dénoncer, pouvez-vous imaginer d’enfant ont été violés et détruits par ses « vieux » ? Si le Cameroun était dans un pays de droit ses pédophiles seraient déjà derrière les murs d’une prison, ou tout au moins radiés à vie à toutes fonctions électives dans le sport au Cameroun.

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