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xxxxxxxxxxx of Tuesday, 20 April 2021

Source: www.bbc.com

Mort de George Floyd : cinq moments clés du procès Derek Chauvin

La mort de George Floyd, un homme noir de 48 ans, alors qu'il était retenu par un policier blanc, Derek Chauvin, lors d'une arrestation à Minneapolis en mai 2020, a choqué le monde et entrainé des manifestations contre le racisme et la brutalité policière dans le monde entier.

Le policier blanc de 45 ans est jugé pour meurtre et homicide involontaire. En trois semaines, de procès, 45 témoins ont comparu a la barre et des heures de séquences vidéo filmées par des passants ont été visionnées.

Alors, alors que le jury délibère sur un verdict, voici cinq éléments clés du procès.

1. Impact de l'arrestation sur les témoins

Certains des témoignages les plus percutants sont survenus dans les premiers jours du procès, lorsque des témoins ont parlé de ce qu'ils ont vu ce jour-là.

Darnella, qui avait 17 ans au moment de la mort de M. Floyd, a filmé la vidéo qui est devenue virale dans le monde entier. Elle a dit au jury qu'il y avait des nuits où elle est restée debout "s'excusant auprès de George Floyd de ne pas en avoir fait davantage et de ne pas avoir réagi physiquement et de ne pas lui avoir sauvé la vie".

"Quand je regarde George Floyd, je vois mon père. Je vois mes frères, je vois mes cousins, mes oncles. Parce qu'ils sont tous noirs", dit-elle.

Le témoignage de Charles McMillian, 61 ans, qui avait été parmi les premiers sur les lieux et avait tenté de persuader M. Floyd de monter dans la voiture de police, était également émouvant.

Il s'est effondré en larmes en regardant des images de l'arrestation devant le tribunal, affirmant qu'il s'était senti "impuissant" au fur et à mesure que les événements se déroulaient et a expliqué qu'il avait confronté M. Chauvin lorsque M. Floyd était dans une ambulance parce que "ce que j'ai vu n'allait pas".

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La défense a fait valoir que la présence de spectateurs avait influencé les actions de M. Chauvin ce jour-là. Le tribunal a appris d'un agent de police de Minneapolis, Peter Chang, que la foule avait été "très agressive envers les policiers", tandis que Nicole McKenzie, qui forme la police de la ville à fournir des soins médicaux, a déclaré que la présence de passants lors d'une arrestation pourrait rendre la situation plus difficile et empêcher les agents de voir des signes de détresse chez les personnes détenues.

2. Le témoignage émouvant de la petite amie

Un autre moment fort est survenu lors du témoignage de Courteney Ross, la petite amie de M. Floyd, ensembles depuis trois ans.

Elle a décrit leur première rencontre, dans le hall d'un refuge pour sans-abri de l'Armée du Salut, où M. Floyd travaillait comme gardien de sécurité, et comment il avait été dévasté par la mort de sa mère en 2018.

Mme Ross a également déclaré au tribunal qu'ils souffraient tous les deux de douleurs chroniques entrainant à une dépendance récurrente aux opioïdes.

"Nous sommes devenus dépendants et avons vraiment essayé de briser cette dépendance à plusieurs reprises", a-t-elle déclaré.

L'un des arguments de la défense est que M. Floyd est décédé en grande partie à cause des complications des opioïdes et de la méthamphétamine qu'il avait dans son système au moment de son arrestation.

3. L'usage de la force était-elle justifiée ?

Une autre question clé au cœur de ce procès est de savoir si Derek Chauvin a enfreint les règles lorsqu'il s'est agenouillé sur le cou de George Floyd pendant neuf minutes et demie.

Le chef de la police de Minneapolis, le chef Medaria Arradondo, était l'un des témoins les plus en vue de l'accusation et avait limogé M. Chauvin un jour après l'arrestation.

Il a déclaré au tribunal que le policier aurait dû cesser d'appliquer "ce niveau de force" au moment où M. Floyd a cessé de résister. "Cela ne fait pas partie de notre formation et cela ne fait certainement pas partie de notre éthique ou de nos valeurs" de continuer avec une telle force, a-t-il déclaré.

Barry Brodd, témoin de la défense et expert en recours à la force, a déclaré que l'acte de M. Chauvin avait été "justifié" et avait agi "avec un caractère objectif et raisonnable" en raison de la "menace imminente" que M. Floyd a posée en résistant à l'arrestation.

Cependant, il a admis lors du contre-interrogatoire que les dangers de l'asphyxie positionnelle - ne pas pouvoir respirer dans une certaine position - étaient bien connus des forces de l'ordre.

4. Cause du décès

La cause de la mort de M. Floyd était au cœur de ce procès, l'accusation affirmant qu'il était décédé d'asphyxie tandis que la défense a souligné la consommation de drogue de M. Floyd et son mauvais état de santé général.

Le Dr Martin Tobin, un expert en médecine pulmonaire, a utilisé des séquences vidéo pour expliquer ce qui arrivait à la respiration de M. Floyd pendant les neuf minutes et demie qu'il a passées sous le genou de M. Chauvin.

Même "une personne en bonne santé, soumise à ce à quoi M. Floyd a été soumis, serait morte", a-t-il déclaré.

Un témoin clé de la défense, le médecin légiste David Fowler, a déclaré que la mort de M. Floyd aurait dû être classée comme "indéterminée" plutôt que comme un homicide, car il y avait "tellement de mécanismes potentiels différents en conflit".

Les facteurs de complication comprenaient la consommation de drogue de M. Floyd et une exposition possible à un empoisonnement au monoxyde de carbone provenant des gaz d'échappement de la voiture de police, a déclaré le Dr Fowler, qui était médecin légiste en chef de l'État du Maryland jusqu'à sa retraite en 2019.

Cependant, en contre-interrogatoire, il a convenu que M. Floyd aurait dû recevoir des soins médicaux immédiats lorsqu'il a subi un arrêt cardiaque, car il était encore possible de lui sauver la vie.

5. Adoption du cinquième amendement

Juste avant que la défense ne mette fin à ses arguments, l'homme du procès - Derek Chauvin - a confirmé au juge qu'il ne témoignerait pas.

"J'invoquerai mon privilège du Cinquième Amendement aujourd'hui", a-t-il dit, faisant référence au droit constitutionnel de garder le silence par crainte de s'auto-incriminer.

Interrogé par le juge pour savoir si c'était sa décision ou si quelqu'un d'autre avait injustement influencé sa décision, M. Chauvin a répondu : "Pas de promesses ni de menaces, votre honneur".

M. Chauvin a plaidé non coupable d'accusations de meurtre au deuxième degré - pour lequel il pourrait être emprisonné jusqu'à 40 ans - de meurtre au troisième degré et d'homicide involontaire coupable.

Une condamnation pour l'un des chefs d'accusation exigera que le jury rende un verdict unanime.

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