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Sports News of Tuesday, 11 August 2020

Source: afrikinfo.net

Manipulation ,harcèlements judiciaires, fraude à ciel ouvert: la FECAFOOT dans de sales draps

Alors que le cap doit être fixé sur les vrais problèmes du football, l’émirat de Tsinga s’est résolument engagé vers la forfaiture, la manipulation et les harcèlements judiciaires avec en toile de fond la fraude à ciel ouvert.

Il y’a quelques jours, nous démontrions que l’émirat de Tsinga est un Compendium de faux et de manipulation, un pandémonium, et un décorum qui n’est pas reluisant pour ce vomitorium, en faisant appel à l’urgence d’un retour à la raison. Selon des enquêtes à bonnes sources, rien ne semble avoir bougé et l’instance est devenu un véritable Janus, entendez « sorte de caméléon ». L’émirat de Tsinga s’est résolument engagé vers la forfaiture, la manipulation et les harcèlements judiciaires avec en toile de fond la fraude à ciel ouvert.

Rappel des faits

Les poursuites contre l’ancien président de la fédération n’ont pas prospéré à la Cour d’appel du Centre. Après un an et neuf mois, l’affaire qui oppose la Fécafoot à Tombi à Roko et compagnie avait pris une nouvelle tournure. En effet, le 17 juillet dernier, le juge d’instruction au Tribunal de grande instance du Mfoundi, Ruben Tang, a rendu une ordonnance de non-lieu. Puis, le 24 juillet, un certificat de non appel a été établi par le greffier en chef de la chambre de contrôle et de l’instruction de la Cour d’appel du Centre. « Certifions qu’aucun appel n’a été enregistré à ce jour à l’encontre de ladite ordonnance », peut-on lire. On apprendra juste qu’elle a interjeté appel de cette décision de justice devant la Cour d’appel du Centre. Dans cette affaire, les faits remontent au 25 octobre 2018. Le président du comité de normalisation, Me Dieudonné Happi, avait déposé une plainte contre les anciens dirigeants de la Fécafoot.

Manipulation et harcèlements judiciaires

L’opinion nationale et internationale a été stupéfaite d’apprendre que l’émirat de tsinga a interjeté appel de cette décision de justice devant la Cour d’appel du Centre dans des circonstances obscures en violation des statuts de l’instance faitière. En effet, le secrétaire général de la FECAFOOT a usé de fraude pour se faire délivrer une deuxième notification. Car la FECAFOOT a toujours été notifiée sans contestation par le biais de son service courrier. Les textes stipulent que le Secrétaire général est responsable de toutes les correspondances, cf. Article 79 alinéa. 3f et h des statuts de la FECAFOOT. Le Secrétaire général avait donc bien pris acte à la date du 27 juillet 2020, en parfaite connaissance de la notification du 17 juillet 2020. Aller se faire notifier supplémentairement le 27 juillet 2020 et en faire usage dans un appel hors délai et intervenant après délivrance du Procès verbal de non appel relève à la fois de l’incompétence, de l’incurie, de la mauvaise foi et de la fraude. Mais hélas pour lui, notification sur notification ne vaut au regard du principe non bis In idem, les délais étant immédiatement comptés dès la notification officielle intervenue le 17 juillet 2020 et à la suite de laquelle, convaincue du bon droit prononcé, la FECAFOOT est restée sans agir, acquiesçant ainsi définitivement l’ordonnance de non lieu au profit de M. Tombi et Cie. Il est pourtant constant que les règles de procédure sont d’ordre public et s’appliquent erga omnes. Personne ne peut s’en soustraire. Les abstractions de la FECAFOOT via la pléthore de notifications ne sauraient éluder le début de décompte des délais dès le lendemain de la notification du 17 juillet 2020, conformément à la loi. Toute notification supplémentaire ultérieure est superfétatoire et sans effet. L’appel fallacieux interjeté après le certificat de non appel n’est dès lors rien d’autre que du dilatoire ou de la pure et simple diversion.

Forfaiture avec le décès du Capitaine Tataw

L’ancien capitaine des Lions Indomptables du Cameroun a rendu l’âme dans l’anonymat, à son domicile car étant dans l’incapacité de se rendre à l’hôpital. Par ailleurs, ses proches de racontent qu’il était très fâché contre les dirigeants de la Fédération camerounaise de football. « Le Capitaine Tataw ne vivait pas bien et c’est arrivé au point où il se déplaçait en moto taxi au vu et au su de tous. Sa voiture est restée en panne à la Fécafoot pendant des années et au lieu de l’aider à la réparer, les gens du foot ont plutôt préféré la lui acheter », déplorait Mabouang Kessack.

Manipulation de la Ligue de football professionnel du Cameroun

Entre la Fédération camerounaise de football et la Ligue de football professionnel du Cameroun, le torchon brûle. Ainsi, sur la base de l’article 14 alinéa 1a des statuts de la Fécafoot et de l’article 2 des statuts de la Lfpc (consacrant les obligations et la subordination de la Lfpc à la Fécafoot), il avait été décidé au cours desdits travaux de la suspension avec effet immédiat de la Lfpc. La Ligue a réagi par voie de communiqué. Une réaction signée par son président, le général Pierre Semengue, membre statutaire du Comité exécutif de la Fécafoot, s’étonnant de ne pas avoir été convoqué à cette réunion. Invitant l’ensemble du personnel de la Ligue au calme et à la poursuite sereine des activités préparatoires à la prochaine saison sportive, le président de la Ligue voit en cette suspension des représailles faisant suite à la saisine par la Ligue, des juridictions compétentes afin de contester les résolutions de l’assemblée générale de la Fécafoot du 26 juillet dernier. La Ligue mettant en avant les articles 23 et 30 de ses statuts donnant compétence à son assemblée générale de modifier ses statuts. Dans ledit communiqué, en se basant à l’article 4.1 des statuts de la Fifa, la Ligue s’érige contre la mesure inscrite dans ses textes, laquelle fixe l’âge limite de son président à 75 ans. En outre, il y est signalé le défaut de paiement de la subvention de 410 millions de FCFA par saison sportive de l’actuel exécutif de la Fécafoot à la Ligue. En attendant les batailles devant les prétoires, la Lfpc sera l’unique point à l‘ordre du jour de la réunion du Comité exécutif programmée pour le 3 septembre prochain. Pour sa part, le Comité exécutif de la Fécafoot a fixé le démarrage des compétitions de la saison 2019 – 2020 pour la deuxième quinzaine du mois d’octobre.

Ainsi va l’émirat de tsinga dans sa salle besogne. Ce qui est certains, la justice camerounaise est assez avertie pour réagir efficacement contre ces tripatouillages. Pour ce qui est des anciennes gloires, il faut saluer la décision du chef de l’état qui a décidé d’offrir un logement à nos anciennes gloires. Bien que le défunt capitaine ne profite pas de ce geste présidentiel, l’état s’assurera certainement que sa famille en tire bénéfice.

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