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Sports Features of Wednesday, 30 January 2019

Source: L’Evénement N° 230

Le football camerounais se meurt

Après la performance de 1990, à la coupe du monde organisée en Italie, le Cameroun avait été classé 5è pays de football au monde. Les footballeurs camerounais ont largement tiré profit de cette situation. Les vendeurs de joueurs également. A la suite de l’Ecole de Football des Brasseries du Cameroun, de nombreux centres de formation de footballeurs sont nés dans le pays. C’était lors une coqueluche. Là-aussi, s’est instauré un grand désordre : à peine un joueur a éclos, il est tout de suite vendu à un championnat à l’extérieur. Dans le même, les clubs locaux ont changé de statut, et ont devenus des entreprises sportives. Puis, le championnat national est devenu professionnel. C’était la fin des patates : des associations de clubs sont venues tout chambouler.

Tout ce désordre a commencé à déteindre sur la qualité du jeu. Et à cela sont venus s’ajouter des formules de championnats alambiqués, l’imbroglio entre Fécafoot et le Minsep, la mise sous contrôle répétée de la Fifa par des ajustements structurels à travers les Comités de Normalisation répétitifs.

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Le football n’a pas aimé çà, le public aussi, qui a commencé à bouder les stades. Tout s’est écroulé, et les quelques réussites, çà et là, mal exploitées, ne sont pas de nature à redresser la barre. Ce qu’il faut, c’est le retour au football simplifiés et des clubs simples. Parce que le football est loin d’être la chose des grands penseurs. Il faut que tous le comprennent.