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Sports News of Sunday, 14 February 2021

Source: Cameroon Info

'Je suis parfaitement légitime à la tête de la FECAFOOT'

Le président de la FECAFOOT a accordé un entretien au programme ‘‘Dimanche midi’’ sur la CRTV-Radio ce 14 février 2021. Seidou Mbombo Njoya est revenu sur son élection annulée par la TAS, la transition qu’il assure désormais et l’interpellation du Chef de l’Etat à l’occasion de son message à la jeunesse le 10 février dernier.

Par décision rendue le 15 janvier 2021, le TAS a annulé votre élection à la tête de la FECAFOOT. La même décision vous permet d’assurer l’intérim à la tête de la fédération en attendant les prochaines élections. Une disposition appuyée par un courrier de la FIFA. Vous sentez-vous habité par la légitimité ?

Mbombo Njoya: Légitime, parfaitement je le suis. Cette légitimité est inscrite dans la sentence du TAS du 15 janvier qui a annulé les élections à la FECAFOOT. Cette sentence a posé que la continuité de service à la FECAFOOT puisse être assurée par les organes actuellement en fonction. C’était à la FIFA de confirmer cette recommandation ou non. La FIFA, l’instance mondiale, a décidé de confirmer cette recommandation et d’ouvrir une période intérimaire avec les organes actuels. Par conséquent, depuis le 16 janvier, je suis président par intérim de la FECAFOOT.

Dans son message à la jeunesse le 10 février dernier, le Président de la République a invité «les instances faitières du football camerounais à se ressaisir et à ramener la sérénité dans leur organisation». Quel est l’écho que ce message a produit en vous ?

Le Chef de l’Etat est un homme plein de sagesse, c’est la première fois que je l’entends faire une telle interpellation en direction des dirigeants du football. Je prends donc ces propos très très au sérieux. Je les comprends comme un avertissement à tous ceux qui continuent à vouloir prendre le football en otage. Quant à ce qui nous concerne, nous sommes ouverts au consensus, la concertation avec tous les acteurs de bonne foi, dans le cadre du lancement du championnat de football professionnel, de la reprise des autres compétitions, mais aussi dans le cadre de la finalisation des textes et du processus électoral. Nous assurons la continuité en revisitant les textes et en assurant la mise en place du processus électoral.

Le CHAN 2020 vient de se tenir au Cameroun. Pour beaucoup, la situation dans l’organisation du football camerounais et la prestation des Lions A’ sont deux fausses notes de cette compétition. Est-ce cette situation vous parle, vous sentez-vous responsable de ce qui apparait comme le côté sombre du CHAN au Cameroun ?

En tant qu’instance faîtière du football camerounais, nous devons prendre notre part de responsabilité. Car, en effet quand le championnat professionnel ne se joue pas, ça sera toujours la faute de la FACAFOOT. Car c’est sa compétition, elle en a la responsabilité. Maintenant, il faut restituer les choses, la prestation des Lions A’ au CHAN 2020 est la meilleure depuis la création de cette compétition. Jusqu’ici nous n’avions atteint les quarts de finale qu’à une seule reprise en quatre participations. D’autre part, le problème de fond avec les Lions A’ n’est pas le non démarrage du championnat, car les années où ce championnat se jouait, nous sommes sortis au premier tour. Il ne faut pas aussi oublier que nous avons organisé ce CHAN dans un contexte COVOD-19. Par ailleurs, nous avons mis cette équipe en stage presque permanent pendant deux ans. Certains de ces stages ont été financés par la FECAFOOT. Donc c’est une équipe qui avait eu la chance d’avoir une assez bonne préparation. Le problème de fond, c’est la perte de compétitivité de notre championnat d’élite. Conséquence de près de 10 ans d’une organisation et d’un fonctionnement qui n’étaient pas adéquats, pertinents. Nous avons perdu un spectateur, des joueurs sont partis jouer ailleurs. Ce qu’il faut améliorer pour l’avenir. Avec les infrastructures désormais disponibles, le football doit retrouver ses lettres de noblesse. Quand nous sommes arrivés aux affaires c’est le défis que nous voulions relever, faire en sorte que notre football d’élite puisse avoir un rendement meilleur.

Au lendemain de la décision du TAS, un comité provisoire a été mis en place par l’Assemblée de 2009. Y a-t-il des chances pour que le Cameroun sorte rapidement de l’auberge ?

Il n’y a pas en réalité d’imbroglio. Je comprends qu’il y a de la volonté de certains acteurs d’entretenir cette atmosphère de chao qui leur profite. Mais des décisions ont été prises par les organes compétents. Il s’agit du TAS, de la FIFA et la justice camerounaise. Tous ont établi et reconnu la légitimité de la FECAFOOT et des organes actuellement en fonction. Cela ne plait pas à tout le monde. C’est ici qu’il faut peut-être rappeler les propos du Chef de l’Etat: «les uns et les autres doivent se ressaisir». Par exemple les images offertes pendant le CHAN, avec des mouvements de foule devant la FECAFOOT, n’étaient pas très glorieuses pour notre fédération et notre pays. Il y a tellement à faire, la porte a toujours été ouverte. Il n’y a aucune raison aujourd’hui pour que certains se braquent. On acceptera autour de la table que ceux qui ont des intentions louables et qui viennent discuter avec nous avec bonne foi.

Avez-vous déjà un calendrier ? A quand la reprise des championnats, à quand les élections ?

Nous avons convoqué une réunion avec les présidents de clubs le mardi 16 février afin de s’accorder sur le lancement de la nouvelle saison prévue dans la foulée. Entre temps, nous avons besoin de préparer les règlements, de les adopter, les stades doivent être homologués aussitôt qu’ils sont mis à notre disposition par la tutelle, le ministère des Sports, les financements mobilisés etc.

Au sujet des élections ?

Une réunion est prévue cette semaine avec la FIFA pour valider le chronogramme des activités liées à la révision des textes et au calendrier électoral.

Quel sera le rôle assigné à la LFPC dans ce nouveau contexte ?

La LFPC a un problème interne qu’il faut régler. Certains de ses membres ont prononcé sa dissolution. Il faudra d’abord y voir clair avant d’envisager un avenir avec elle. Le championnat professionnel n’est pas orphelin de la ligue, car il est entre les mains de son créateur. Il n’est de l’intérêt de personne de renter dans ce qui nous a divisés et empêché le redémarrage du championnat. Cette ligue n’étant plus légalement existante, nous allons dans le courant de la saison, entamer des concertations avec des acteurs de football de cette ligue pour réfléchir sur la possibilité de redémarrer la saison prochaine avec un organe nouveau qui pourra prendre en main l’avenir de notre football professionnel.

Le Chef de l’Etat appelle à préserver les infrastructures modernes nouvellement construites. A votre avis, comment cela peut-il se faire ?

Je voudrais d’abord profiter pour remercier, à titre personnel et au nom de tout le Comité Exécutif et de la grande famille du football, pour ces joyaux offerts à la jeunesse. C’est un cadeau inestimable pour les générations à venir. Je peux vous dire que toute la famille africaine du football, réunie ici pendant le CHAN était admirative… Il faut se mettre au travail, ceux qui ne voudront pas le faire, qu’ils n’obstruent pas ceux qui veulent travailler.

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