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Sports News of Wednesday, 17 March 2021

Source: Actu Cameroun

Chantiers de la CAN: Nitcheu demande des comptes au gouvernement

Le député Sdf dans le cadre de ses actions parlementaires, vient de saisir les ministres des Finances et de l’économie. Après les marchés de la lutte contre le Covid-19, le bouillant député de Wouri Est, Jean Michel Nitcheu, engage le combat pour la transparence dans la gestion des marchés de la Coupe d’Afrique des nations que le Cameroun organise en janvier 2022.


Dans deux courriers adressés aux ministres de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat) ; et des Finances (Minfi). Dans le premier courrier ayant pour objet «Etat des emprunts liés à la CAN 2022», le député du Social democratic front (Sdf) veut avoir «l’ensemble des emprunts liés à la Can 2022, qui ont été contractés par l’Etat du Cameroun auprès des institutions privées et des organisations financières internationales bilatérales et multilatérales». Et le requérant ne s’arrête pas là.

Il veut en plus «les modalités de financement de tous ces travaux, les taux d’intérêt et ainsi que les mécanismes de remboursement des différents emprunts contractés par l’Etat auprès des différents partenaires au nom du peuple camerounais». A l’argentier de l’Etat, le second courrier sollicite des éclairages sur «les décomptes des différents décaissements et paiements effectués pour le compte des opérations liées à la CAN 2022 depuis le début des travaux y afférents».

Embarras gouvernemental

La qualité de député de la Nation que l’élu du Wouri brandit est un motif d’obligation à l’ondroit des membres du gouvernement concernés par la question du financement des travaux des infrastructures sportives liées à l’organisation de la Can au Cameroun. Une préoccupation que le gouvernement n’a jamais élucidée, malgré les débats qui ont souvent animé la toile. Dans un contexte où les marchés de ces chantiers évalués à des centaines de milliards, ont été passés de gré à gré, «en procédure d’urgence», parfois avec des modes de financement rarement respectés au départ.

Parfois annoncés pour être financés par les constructeurs, c’est l’Etat du Cameroun qui s’est retrouvé en posture de financier. Déboursant d’énormes sommes d’argent, pour des travaux avançant au rythme des décomptes irréguliers des fonds, et des grèves et autres mouvements d’humeur. Yaoundé-Olembe et Garoua se sont particulièrement illustrés sur ce terrain, avec respectivement Gruppo Piccini et Ben Modo. Et même la reprise du chantier d’Olembe par le Franco-Canadien Magil, n’y a rien changé.

Le gouvernement communique peu sur cet état des choses. La sortie dé Cyrille Ntolo, responsable des projets d’infrastructures au ministère des Sports et de l’éducation physique (Minsep) sur la chaîne de télévision canal 2 international, a plus créé des incompréhensions qu’elle n’en a apporté des éclairages. La presse s’en mêle parfois les pédales, face à des sources gouvernementales peu cohérentes. Alamine Ousmane Mey et Louis Paul Motaze vont-ils s’exécuter auprès de l’élu de la Nation dont la mission de contrôle de l’activité gouvernementale est constitutionnelle et un droit auquel le gouvernement est soumis ?

Sur les pas de Kamto

C’est un combat qui a conduit le Pr Maurice Kamto en prison pour huit mois. En effet, le président national du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) et ses partisans avaient, au-delà de la dénonciation de la fraude électorale, décidé de demander des comptes au gouvernement sur le financement et l’avancée des travaux des chantiers dédiés à l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (Can) 2019. Ayant -constaté que le Cameroun é été déchu de l’organisation de cette édition-là, faute d’avoir pu rendre les infrastructures à temps.

La Confédération africaine de football (CAF) avait fait glisser (en fait retiré) l’organisation au Cameroun pour l’édition de 2021, qui sera finalement tenue en janvier 2022. Mais jusqu’à présent, les chantiers ne sont pas terminés. Entre défaut de paiement et grèves, les travaux piétinent. A dix mois du coup d’envoi, le stade devant abriter le match d’ouverture attend ses travaux de finition, tandis que le président de la République vient d’engager le gouvernement à signer un nouvel accord pour le financement de la suite dès travaux. La Caf devant rentrer en possession des infrastructures sportives à trois mois de l’échéance et donc en octobre. Soit dans sept mois.

En tout cas, si le gouvernement n’a pas daigné satisfaire l’exigence de citoyens rangés derrière un parti politique de l’opposition, l’obligation de rendre compte devrait le guider à remplir son devoir envers un élu du peuple qui ne l’a pas fait bruyamment comme les précédents demandeurs.

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