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Sports News of Saturday, 15 August 2020

Source: camer

Cameroun : les créanciers de la FECAFOOT deviennent menaçants

La Fédération camerounaise de Football (Fecafoot) annonce que les championnats 2020-2021 démarrent dès la fin du mois de septembre. Les équipes d’Elite One et Two sont en attente des subventions à elles dédiées. C’est dans ce climat que le Syndicat des Clubs d’Elite du Cameroun (Sycec), se réunit les 8 et 9 Août dernier dans la commune de Mbankomo, département de la Mefou-et-Akono, région du Centre. Pour être fixé sur ce qui s’y est passé ces deux jours, le secrétaire général du Sycec, par ailleurs président de Fauve Azur (Elite Two), Norbert Nya Nkamenjo, a accepté de répondre à nos questions

Le 29 juillet dernier, le ministre des Sports et de l’Education physique (Minsep), Narcisse Mouelle Kombi, signe un communiqué presse, dans lequel il réitère l’obligation des acteurs du sport camerounais, de respecter les mesures barrières contre le Covid-19. Quelle est l’urgence pour le Sycec de se réunir dans ce contexte ?

Nous respectons scrupuleusement la note du ministre. Le comité technique transitoire (Ctt), en charge du football professionnel de la Fécafoot, s’apprête à organiser, dès que les mesures de restrictions seront levées, les championnats d’élite One et Two. Nous sommes dans un état des faits en pointillés. La réunion du Sycec doit sa valeur dans la mesure où nous devons poser de bonnes questions pour en attendre de bonnes réponses de la Fécafoot et de l’Etat. La saison écoulée a drainé son lot de préoccupations dont il nous revient d’en solliciter des clarifications.

Tout porte à croire que c’est une forme de pression que le Sycec exerce sur l’Etat et sur la Fecafoot ?



Non. Il s’agit d’une logique. Le cahier de charge suppose les obligations imposées aux clubs. Ces obligations engendrent les charges. C’est pour cette raison qu’en face il doit avoir des ressources. Ce que nous demandons c’est de savoir quelles sont les ressources devant assurer ces charges-là. Il y a les moyens. L’Etat du Cameroun s’est engagé à verser le salaire mensuel des joueurs professionnels fixés à 100 000 fcfa pour l’élite One et 50 000 fcfa pour l’élite Two. En l’état, rien n’est réglé jusqu’ici, or nous avons pratiquement fini avec la saison. Si rien ne se fait, il est clair que nous tendons vers la faillite.

Au terme de la réunion de Mbankomo, le président du conseil d’administration de la Panthère sportive du Ndé, Jules François Famawa, est désigné président d’honneur du Sycec. Quel sera le contenu de ses attributions ?

Un président d’honneur c’est une reconnaissance au service rendu, ceci par rapport à l’homme qui est ainsi élevé. Nous célébrons l’arrivée de Jules François Famawa, comme une icône. Il restera président d’honneur tant que le Sycec vivra. C’est un honneur aussi bien pour lui que pour le Sycec. Avant lui, il y a eu S.E Albert Roger Milla, Il y a eu Esaie Ngalé Nemangou, président de Dac 2000. Ces personnalités ne disparaitront plus du paysage du football camerounais.

Quelles sont les recommandations des assises de Mbankomo ?

L’ordre du jour de la réunion prévoyait à débattre sur trois axes importants. En plénière, nous avions à débattre sur les sources de financements du football professionnel et sur l’organisation des compétitions. A cet effet, nous avons proposé à la Fécafoot que les deux ligues (élite one et two) se jouent en une seule poule chacune. Nous ne sommes pas d’accord sur la régionalisation du football d’Elite. Nous avons travaillé en atelier sur trois autres points : le rapport des clubs professionnels avec les pouvoirs publics, nous avons fait des propositions à l’Etat qu’à défaut de nous débloquer la rémunération des joueurs et encadreurs, d’inscrire cela comme créances des clubs reconnues comme telles et anticiper désormais sur ce qui est dû aux joueurs et encadreurs dans la loi de finances 2021, pour éviter d’avoir les déboires comme celles que nous connaissons actuellement. Nous avons également suggéré à l’Etat de nous faire jouer sur des stades réglementés. Ce sera une mise en bouche pour le Chan que le pays organise. Il faut sortir des pelouses qui sont comme des champs de patates et des images des cartons de savon où l’on écrit des numéros de remplacement en lieu et place des panneaux numériques. Il y va de soi de nos rapports avec la Fécafoot.


Il faut que ces rapports redeviennent sains. La fécafoot doit également de l’argent aux clubs camerounais. Il faut aussi savoir ce qu’elle va nous apporter en courant cette saison, ceci pour établir nos budgets. Sur le plan communicationnel, nous devons être en phase. Le budget des clubs est de 60 millions pour la ligue Two et de 100 millions pour ligue One. Quand la Fécafoot met 2 millions en Elite two et 5 millions en élite One, mais fait tout un tapage autour. Cela donne l’impression de livrer les présidents de clubs à la vindicte populaire.

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