Vous-êtes ici: AccueilSport2021 03 27Article 583792

Infos Sports of Saturday, 27 March 2021

Source: actucameroun.com

CAN 2022 – Les restrictions imposées par la France: pourquoi ce silence de la CAF

Patrice Motsepe vient est le nouveau président de la CAF Patrice Motsepe vient est le nouveau président de la CAF

La FIFA a ouvert une brèche en autorisant les clubs à ne pas libérer leurs joueurs pour les besoins de leurs sélections nationales.


La France a saisi cette occasion pour imposer aux fédérations, notamment africaines de faire voyager les joueurs dont elles sollicitent la libération, par des jets privés. La réaction de la Confédération africaine de football (CAF) était attendue. Mais cette dernière est restée muette corne une carpe.

Alors pourquoi le silence de la CAF ? Eh bien c’est tous sim-• plement parce que celle-ci est inféodée à l’instance faîtière du football mondial qui y intervient à sa guise. Il ne faut pas ignorer que la Confédération africaine de football comme toutes les institutions du continent n’est pas forte en elle-même. Le seul moment où la CAF s’est montrée forte, c’est du temps de la présidence de Issa Hayatou. Et cette situation gênait la FIFA si bien qu’avec l’avènement de Gianni Infantino comme président de la FIFA, le destin de la CAF a basculé, de dernier a pesé de tout son poids pour faire élire un nouveau président de la Confédération en la personne du Malgache Ahmad Ahmad débarquant ainsi le prince de Garoua.

Une fois élu grâce au soutien de la FIFA Ahmad Ahmad se montre docile en souscrivant à la politique du Giapni Infantino en acceptant d’arrimer le calendrier des compétitions de la CAF à celui de la FIFA. Tout comme d’ailleurs les Etats membres de la CAF ont été amenés à s’arrimer au calendrier de l’instance faîtière du football mondial. Puis par la suite, avec l’histoire de la périodicité de la CAN tous les quatre ans et de sa programmation aux mois de jam et juillet, Ahmad Ahmad n’a plus été d’accord avec son mentor et celui-ci le lui fera payer avec cette enquête de la commission d’éthique qui dans ses conclusions a condamnée le Malgache à 5 ans de suspension de toute activité liée ‘au football pour détournement de fonds, acceptation et distribution de cadeaux, etc.

Si la suspension de Ahmad Ahmad a été ramenée à trois ans par le TAS, il ri’en demeure pas moins qu’il ne pouvait plus être candidat à sa propre succession. Et lors de la dernière élection du président de la CAF, Gianni Infantino était à la manœuvre à ‘Rabat au Maroc. Sur les quatre candidats en lice, à savoir Jacques Anouma (Côte d’ivoire), Ahmed Yahya (Mauritanie), le Sénégalais Augustin Senghor e le Sud africain Patrice Motsepe, le président de la FIFA avait jeté son dévolu sur le milliardaire président des Mamelodi Sundowns. Et Gianni Infantino s’est impliqué dans le processus électoral au point de convaincre les challengers de Motsepe à jeter l’éponge moyennant, en échange, des postes au bureau exécutif. Seul candidat imposé par la FIFA, Motsepe passera comme une lettre à la poste. Ahmed Yahya et Senghor hériteront des postes de 1er et 2e vice-présidents tandis que Anouma sera conseiller technique.


Motsepe, une marionnette d’Infantino

Toute la gesticulation de Gianni Infantino lors de l’élection du président de la CAF avait pour but de placer à la tête de cette institution un président qui lui sera fidèle et pourra lui retourner l’ascenseur le moment venu. Comme on le voit donc le président de la FIFA se comporte en Afrique comme en terrain conquis. Peut-il se mêler comme il l’a fait en Afrique d’une élection du président de l’EUFA ? Que non. Alors, une question nous taraude l’esprit. Motsepe ne sera-t-il pas qu’une marionnette de Gianni Infantino ? Tout porterait à le croire.

En effet, la décision de la FIFA l’autorisant les clubs a ne pas libérer les joueurs pour réintégrer leurs sélections respectives aurait pu susciter une tollé des autorités de la CAF. Mais tel n’a pas été le cas. C’est dire que la CAF soutient la FIFA dans sa décision bien que cette dernière porte un sérieux préjudice aux différentes sélections africaines. Motsepe se présenterait donc comme une marionnette aux mains de Infantino.

Ce dernier ayant favorisé son élection, attend de lui qu’il lui retourne l’ascenseur en le soutenant dans certaines de ces décisions qui pourraient aller à l’encontre des intérêts du football africain. Mais là où Infantino attend le plus son protégé Motsepe c’est lors des élections à la FIFA. Gianni Infantino, au cas où il serait candidat, entend que Motsepe se mobilise et amène les 54 fédérations membrées de la CAF à voter en sa faveur. Comme on peut le constater, le football africain est otages des caprices de la FIFA et de son président.