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General News of Monday, 28 September 2020

Source: Actu Cameroun

voici comment vivent les personnes arrêtées lors de la marche du 22

Pour dormir, elles sont obligées de fabriqués des lits en carton ou s’adosser aux chaises. Les plus infortunés passent leurs nuits au sol.

Au Cameroun, au moins 593 personnes arrêtées lors de la marche « insurrectionnelle » du 22 septembre 2020. Ce sont des chiffres issus du rapport provisoire du collectif des avocats pour la défense des droits de l’opposant Maurice kamto et du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC).

A la police judiciaire de Bonanjo de Douala, des images prises montrent des dizaines de personnes entassées. Les femmes ne sont pas séparées des hommes portent les tenues qu’ils portaient depuis le jour de leur arrestation. Pour dormir ils sont obligés de fabriqués des lits en carton ou s’adosser aux chaises. Les plus infortunés passent leurs nuits au sol.

Des conditions de détention inhumaines

Plus grave, ces personnes subiraient des traitements inhumains selon les témoignages recueillis par la station radio Equinoxe. L’auteure des révélations serait elle-même une ancienne détenue.


« Sincèrement je ne savais pas que j’allais être triste d’émotions comme cela. Je ne veux pas que l’on abandonne ces gens. Je sors comme ça de la police judiciaire de Bonanjo et de la gendarmerie de Mboppi », raconte-t-elle sous le couvert de l’anonymat.

Des cas de maladies

« Ces gens sont très mal. Ils sont dans un mauvais état. Je pleure. A la PJ nous étions 8 femmes je suis la seule qui est sortie. Quand je suis arrivé il y a une qui était en train de saigner, elle m’a demandé les lotus elle a dit : « mama si tu as les lotus donne moi je mets dans mes fesses». D’autres étaient malades, ils avaient la fièvre », ajoute-t-elle en pleurs.

La dame affirme que même les policiers ont pitié des détenus du 22 septembre. « Même le policier a dit: « ma’a si tu as l’argent va leur acheter les Efferalgan. J’ai très mal. Les Efferalgan n’ont pas suffi. Ils sont 130. A la gendarmerie de Mboppi des papas sont déshabillés et sont en caleçon. Ils ne méritent pas ça. Même s’ils avaient volé ils ne méritent pas ça. Mon cœur me fait mal ».

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