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General News of Tuesday, 26 May 2020

Source: actucameroun.com

victime d’un licenciement abusif, ce camerounais tente de s’immoler par le feu


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Il s’agit d’Emmanuel Talla, un employé dans une société minière. Il a été licencié en mars dernier au mépris de l’arsenal juridique régissant le droit du travail au Cameroun.

La scène s’est déroulée au pont-bascule d’une carrière de pierre à Pété-Bandjoun, située dans la région de l’Ouest. Nous sommes le matin du 25 mai 2020. Un homme avec deux bidons d’essence est prêt à s’immoler par le feu devant une foule impuissante.


Mépris de la loi

Il s’agit d’Emmanuel Talla, débauché d’une carrière chinoise à Yaoundé le 04 janvier 2019. C’était en vue du lancement des activités de la société Cameroon Mining group (CMG), exploitant une carrière de pierre à Bandjoun.

M. Talla est recruté comme cadre de CMG et responsable du pont-bascule le 04 mars 2019. Tout s’écroule autour de lui le 04 mai 2020. Il a été abusivement licencié au mépris de l’arsenal juridique régissant le droit du travail, avec des arriérés de salaires.



Placé en garde à vue

« Il a décidé ce jour de mettre un terme de façon horrible à ses jours si ses arriérés de salaire et ses indemnités de licenciement abusif ne lui sont pas versés ». Affirme notre source.

A l’en croire, le patron du groupe, un cadre du parti au pouvoir, a ordonné au commissaire de la sécurité publique de Bandjoun de l’interpeller immédiatement et de le placer en garde à vue depuis le 25 mai 2020.


Que dit la loi ?

Au regard de la loi, Emmanuel Talla est victime d’un licenciement abusif au sens de l’article 39 de la loi 92/007 du 14 août 1992. Portant code du travail et contrairement aux 50 conventions de travail ratifiées par le Cameroun à ce jour.

Des cas de licenciements abusifs sont courants au Cameroun. En début de mois de mai, Canal2 International, une chaîne de télévision généraliste privée camerounaise, mettait en chômage technique de 71 employés. Une baisse des effectifs due aux difficultés inhérentes au covid-19 mais qui ne convainc pas le syndicat des journalistes (SNJC). Le syndicat pense plutôt à un licenciement abusif.

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