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General News of Tuesday, 23 March 2021

Source: www.camerounweb.com

'j’ai appris que c’est le SG de la présidence qui déploie sur moi sa toute-puissance'

Dans son éditorial de ce mardi 23 mars, le directeur général de RIS radio, le journaliste Sismondi Bidjocka a encore une fois parlé de sa convocation à deux reprises par le SED. Il dit après enquêtes, avoir découvert que ces convocations sont le fruit d'un acharnement du secrétaire général de la présidence, Ferdinand Ngoh Ngoh.


Voici quelques extraits de son éditorial

Vous savez, un journaliste faible arrêtera simplement d’écrire devant un tel harcèlement. Mais moi je suis un patriote qui respecte son pays et ses lois. Je suis surtout un être humain, et il y a des limites de tension capable de créer non pas un génocide comme la SHOAH, mais l’apocalypse qui si vous tirez trop sur la corde. Ne jouez pas avec les allumettes dans une chambre à gaz. Je servi ce pays loyalement, et je ne permettrai à personne venu de l’extérieur, user du pouvoir pour m’attaquer. Surtout dans un environnement tendu comme le nôtre, une seule étincèle peut produire un enchainement que vous n’aviez pas prévu. En renversant le plateau de pommes de Mohammed Bouazizi, les autorités Tunisiens ne se doutaient qu’elles venaient d’allumer la mèche d’un printemps arabe qui a brulé, calciné des pays arabes de l’Afrique du nord.

S’amuser à jouer avec une grenade dégoupiller, c’est bien évidemment insensé. Le pouvoir ne doit pas servir des vengeances lâches et personnelles. Le philosophe Taoiste était formel, si vous voulez la vengeance à tout prix et à tous les prix, creusez deux tombes.
Je me suis rendu au SED à DEUX REPRISES, où j’ai appris que c’est le SGPR, le ministre d’état secrétaire général de la présidence de la république qui déploie sur moi sa toute-puissance parce que pas content de mon éditorial du vendredi 05 mars 2021 ; sa colère venant du fait que je dise que plusieurs ministre ne s’entendent pas vraiment avec lui qui est l’interface clé entre le président et ses ministres. Et que certains abusent de l’expression SOUS HAUTE INSTRUCTION DU PRESIDENT pour régler des affaires personnelles ?

Je suis journaliste, un vrai journaliste au service de la république. Mon rôle en tant que tel est de révéler ce qui veut être caché dans le but d’arranger, dénoncer les abus pour susciter les changements, éclairer le peuple sur des enjeux présents, ou à venir;(SED, POLICE, MINCOM CNC,) ce sont des appareils d’état qui sont ainsi mobilisés pour me traiter comme dans une véritable dictature. Je me suis expliqué devant tous ces acteurs, mais je me demande encore ce que veut le SED en pourchassant un journaliste qui a bien fait son travail ; éditorial que je referai exactement de la même manière s’il fallait le refaire. Ce sont pourtant les mêmes qui s’esclaffent de plaisir en regardant nos confrères occidentaux exercer dans des grands reportages ou des enquêtes comme envoyé spécial, des éditoriaux etc. Façon de dire que quand on n’est pas concerné, c’est du bon journalisme, jusqu’au jour où on est directement ou indirectement concerné.

Le genre journaliste que je pratique dans ce cadre ci s’appelle « l’éditorial ». Un éditorial est un genre journalistique habituellement pratiqué par le Directeur d'un journal ou un journaliste fortement expérimenté d'une revue où l'auteur prend position sur des grandes questions d'actualité ; Il reflète les idées et les valeurs , non seulement de son auteur, mais du journal ou de la revue dans son ensemble ;
Un éditorial : EXPRIME UNE OPINION, permet d'appuyer ses opinions sur un sujet d'actualités ou de grandes questions de l'heure.

Le journalisme étant une science avec des règles. On y trouve des genres journalistiques. Le reportage, l’enquête, l’analyse, le compte rendu, le commentaire identifiés comme des genres majeurs dans notre travail.
Depuis 1982, date d’accession au pouvoir du président, il se bas pour laisser de lui l’image de celui qui a apporté la démocratie et la postérité. Malheureusement certains agissements dans ses équipes militent plutôt à ce qu’il ne reste rien de lui. Quand on est à une certaine hauteur, qui plus est proche collaborateur d’un chef d’état, on doit être conscient de ce que tout ce que l’on fait impacte sur le régime du chef de l’état ; car demain on ne parlera pas d’un quidam qui faisait taire les journalistes, mais plus grave du régime Biya. Paul Biya qui de son côté remarquez-le supporte tout. Que n’a-t-on pas dit de ce président ? que ne dit-on pas ce lui ? De la caricature en passant par la fange, jusqu’à son âme ; mais en tant que démocrate, il sait que ça fait partie de celle-ci.

Le journaliste est un veilleur de nuit pour la société ; si des choses pas correctes veulent être cachées à dessein pour des intérêts particuliers, il doit les ramener à la lumière. Tenez, si dans un projet on achète une benne de sable à peu près à 700 mille, c’est trop, c’est exagéré, il faut le dénoncer. De même si l’on achète un sac de ciment de 5.000 f à dix ou 15 mille, c’est une attaque contre la fortune publique. Je vais continuer à faire mon travail, voir même je vais essayer d’aller plus loin dans la profession. La seule limite que je puisse m’imposer c’est la loi, le respect des institutions.

Les hommes passent, les institutions restent. Evitons de vivre comme si l’on devait demeurer toute sa vie à un poste. Des changements peuvent survenir ; évitons donc de faire du Cameroun de demain un pays où le sang des règlements de compte pourrait imprégner la terre de nos ancêtres. Dieu merci le président Paul Biya est toujours là ; en 34 ans il a réussi à nous en préserver. Quand sera-t-il quand il ne sera plus là ? Parce que ce jour-là finira par venir. Alors on se regardera les yeux dans les yeux.

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