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General News of Tuesday, 16 February 2021

Source: Actu Cameroun

Yaoundé : un cadavre sort de la morgue et fond dans la nature

Cet événement relevant de l’inédit, a eu lieu il y a quelques semaines et a failli passer inaperçu. Face à la gravite de la situation, le directeur de ce centre hospitalier a pris des mesures vexa foires.

Lorsque le poète disait : « après la mort, tout finit même la mort », il croyait si bien le dire. Que nenni ! En Afrique, il est de notoriété que les morts ne sont pas morts. C’est la raison -pour laquelle, vous entendrez des vertes et des pas mûres de la bouche des employés des services, civiques thanatologiques, appelés prosaïquement «morgue». Certains vous diront que ‘ dans l’exercice de leur fonction, ils n’ont jamais fait face à un phénomène relevant du paranormal.

'Dès que l’on est mort, on est mort: Depuis que je suis ici (morguier à l’hôpital gyuéco obstétrique et pédiatrique de Ngousso, Ndlr),je n’ai jamais vu quoique ce soit de bizarre. Lin cadavre ne m’a jamais gêné outre mesure. Par contre, il y a plutôt une famille qui est venue me voir pour que je leur donne le corps d’une dame contre de l’argent, quelques heures avant la levée, histoire d’aller faire des rites pour venger sa mort et le ramener avant la levée proprement dite. Je lui ai opposé une fin de non-recevoir.

le vous fais grâce des autres tentations. Seulement, je le dis et maintiens, après la mort, les fonctions de vie s’arrêtent (sic) » Certains vous diront tout le Contraire. C’est le cas de ce qui se serait passé récemment à l’hôpital central de Yaoundé.

En effet, selon des sources diverses et concordantes, Mbarde J. (nom d’emprunt) décède de courte maladie dans un hôpital de la place yaoundéenne. Sa famille, inconsolable et désargenté prend sur elle de conduire ses restes à la morgue de l’hôpital central de la « ville aux sept collines ». Ce qui fut fait. Après des concertations familiales, elle aurait décidé de ne pas garder longtemps le de cujus à la morgue.

'Ils ont déposé le corps un lundi, pour le retrait le vendredi. Ils sont venus nous remettre le programme des obsèques un mercredi, histoire pour nous de prendre des dispositions y afférentes. Il faut dire que pour ce faire, nous étions une équipes de six personnes, y compris le veilleur de nuit', confie un morguier ayant requis l’anonymat.

Un autre est plus disert : « Alors que nous étions engagés à retrouver le corps de Mbardé, à partir des marques apposées sur la plante de ses pieds, nous avons constaté avec ahurissement la disparition de son corps. Pris de panique, nous nous sommes mis à passer en revue les caisses. Il avait totalement disparu. Cela ne nous était jamais arrivé. J’entendais souvent qu’il se passait souvent des choses à la morgue, j’étais cette fois-ci servi et hébété. Je n’en croyais pas mes yeux. Nous sommes allés voir le gardien pour lui demander s’il n’avait rien vu de bizarre pendant l’exercice de sa fonction ? Il a répondu «qu’un individu, qu’il avait pris pour un employé de la morgue, était sorti nuitamment. Il m’a laissé entendre qu’il travaillait ici. Je me suis exécuté sachant que c’était un collègue». C’est après moult détails, que le gardien a éclaté en sanglots en disant qu’il a été floué comme un jeune premier. En ajoutant, les yeux embués «Va-t-on alors nous croire»? »

Pilule saumâtre

Selon toujours nos sources, le jour de la levée de corps, famille, amis et connaissances sont présents sur les lieux. Grande sera la surprise de tout ce beau monde d’apprendre que le corps du regretté Mbardé avait disparu. Évidemment, cette thèse relève pour eux de la pilule de saumâtre, difficilement avalable. Grogne et remous s’invitent alors à la morgue. Le directeur de cet hôpital est appelé toutes affaires cessantes.

'Arrivé sur les lieux, il s’est rendu à l’évidence de la triste réalité, a rasséréné la famille à l’idée que les recherches allaient se poursuivre pour retrouver le corps. C’est avec les cœurs lourds que tous ceux-ci ont vidé les lieux', explique, toujours sous le couvert de l’anonymat, un employé de la maison. En attendant, nos sources indiquent que les six infortunés ont été lourdement sanctionnés et ne savent plus à quel saint se vouer. Nous y reviendrons.

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