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Politique of Wednesday, 15 April 2020

Source: camer

Yaoundé: il perd son emploi pour son engagement dans un parti de l'opposition

En raison de son engagement politique dans un parti politique de l´opposition et surtout du fait de sa candidature comme tête de liste du Purs à la mairie de Ndikiniméki lors de l´élection du 9 février dernier, Fidel Legentil Ekath,38 ans, ne fait plus partie des effectifs de la Micro finance La Régionale D'épargne et de Crédit à Yaoundé, au Cameroun. Comptable au département de la comptabilité et des opérations et délégué du personnel, il a reçu sa lettre de licenciement lundi dernier à son arrivée au travail, des mains d´un collègue du département des ressources humaines, au mépris des textes et règlements en vigueur qui encadrent le licenciement d'un délégué du personnel en exercice.

Une bataille judiciaire en perspective qui survient au moment où son parti politique et lui contestent toujours les résultats des élections municipales à Ndikiniméki devant la chambre administrative de la cour suprême. Malgré tout, l´homme reste lucide et a tenu à se confier à camer.be.

Est-ce vrai que vous avez perdu votre emploi en raison de votre engagement au sein du parti politique PURS, notamment pour votre candidature á la tête de la mairie de Ndikiniméki?
Je confirme que mon ancien employeur a décidé de se séparer de moi en raison de ma candidature comme tête de liste à la mairie de Ndikiniméki lors du scrutin municipal et législatif du 09 février 2020. Ma hiérarchie ne voyait pas d´un bon œil les revendications de plus en plus récurrentes croissantes que je formulais en vue de l'amélioration des salaires et des conditions de travail au sein de La Régionale SA. À partir de cet instant, j´étais devenu une cible qu'il fallait éliminer par tous les moyens. La situation s'est dégradée en date du 6 janvier lorsque Cameroun-tribune a publié la liste provisoire des candidats retenus pour ce double scrutin. Suite à cette publication dans ce journal, j'ai été interpellé manu militari par monsieur l´administrateur directeur général, Adg, qui m´a demandé de désister à l'élection municipale, car en face de moi j´avais surtout le Rdpc. Comme si cela ne suffisait pas, un administrateur de La Régionale, lors de l'inauguration de l'immeuble siège au mois de Décembre 2019, m'avait dit que si je tiens à mon travail je dois désister. Ce que j'ai catégoriquement réfuté.

Vous dites avoir subi des pressions depuis l´annonce de votre candidature. Pouvez-vous être plus clair?

Mes colistiers et moi avons subi des pressions de tous genres. Mes colistiers fonctionnaires étaient menacés d'être affectés dans les zones de crise s'ils ne désistaient pas. Pour ma part, les pressions que j´ai subies étaient plus directes dans la mesure où mon patron m'a convoqué dans son bureau et séance tenante, à deux, il m´a clairement demandé de renoncer à ma candidature par écrit ou de démissionner, sinon sans aucune forme de procès, il va me licencier au mépris de ma qualité de délégué du personnel de La Régionale. C´était pour lui une occasion en or pour se débarrasser d'un délégué très vindicatif.

Vous sentez-vous abandonné par votre parti politique ou bénéficiez-vous de son soutien? Si oui, comment?
Oui, je me sens soutenu par mon Parti et plus précisément par le Premier Secrétaire Serge Espoir Matomba, avait qui j´ai échangé tout au long de la procédure jusqu'à hier encore (jour où j'ai reçu ma lettre de licenciement) et j'ai la promesse que le parti va tout mettre en œuvre afin que cette imposture soit déconstruite.

Selon certaines sources, c´est le PURS qui aurait gagné les élections municipales à Ndiki. Qu´est ce qui s´est passé pour que le résultat soit celui que nous connaissons? Qu´a fait ton parti pour protéger son vote, sa victoire?
Les résultats sortis des bureaux de vote donnaient le PURS vainqueur avec une majorité absolue, mais la machine Elecam- Rdpc s'est mise en branle pour falsifier les procès-verbaux et bien d´autres choses. L´affaire étant pendante en justice, nous voulons nous éviter des commentaires superflus par ce que nous croyons en la justice ; elle saura dire le droit en prononçant l'annulation soit partielle soit globale de cette élection. S´agissant de la sécurisation des votes, le Purs avait pourtant mis deux représentants de bureaux de votes, mais ceux-ci ont été mis de force á l´extérieur en journée par les éléments qui accompagnaient le préfet dans sa descente pour bourrer les urnes. C'est ainsi qu’on peut voir comment les morts ont voté. Et cerise sur le gâteau, à la clôture du vote, certains procès-verbaux ont été falsifiés. Face à cette imposture du siècle, le PURS, par ma voix et surtout avec le concours du Premier secrétaire National, a saisi le tribunal administratif, ainsi que la chambre administrative de la cour suprême pour annulation de cette élection.

Quel est ton avenir politique au sein du PURS et á Ndiki?

Comme je l´ai dit plus haut, nous sommes encore au tribunal et croyons que notre victoire nous sera restituée. Une fois cela fait, nous voulons dans le cadre la mise en place de notre programme politique, transformer la ville de Ndikiniméki en un eldorado où il fera bon vivre et surtout mettre l'homme au centre de nos projets et enfin implanter notre parti, le PURS, davantage dans le grand Mbam. Nous sommes prêt à nous battre avec les populations de Ndikiniméki pour le changement qu´elles ont tant souhaité.

Ne craignez-vous rien pour votre vie? Si oui, pourquoi?

Je suis un homme et j'ai appris à affronter les difficultés de la vie. Les menaces et intimidations ne passeront jamais chez moi, même les promesses de mort ne me feront pas reculer car je suis un enfant et serviteur de Dieu Tout-puissant. Je crois que personne ne peux me ôter la vie, ni celle de ma famille. Mon seul souci, est d´apporter le changement et l'amélioration des conditions de vie des populations de la ville de Ndikiniméki en tant que élu du peuple.
Je vous remercie de l'opportunité que m'offre votre journal pour m'exprimer.

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