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General News of Wednesday, 10 March 2021

Source: cameroonsecurity.org

Yaoundé et Londres enterrent les espoirs des séparatistes avec un accord commercial

Un nouveau vent de solitude souffle dans les milieux sécessionnistes camerounais. Et celui-là pourrait bien être fatal au mouvement irrédentiste.

Plusieurs leaders du mouvement se sont emportés après la signature de l’Accord de partenariat économique Cameroun/Royaume-Uni ce 9 mars.

Le champ lexical de la honte, du déshonneur a de nouveau été sorti des tiroirs. Certains n’hésitent pas à parler d’un « pacte de sang ».

En signant cet Accord de partenariat économique, les Anglais réaffirment qu’ils considèrent toujours le gouvernement camerounais comme le seul légitime sur l’ensemble du territoire national.

Le texte devrait notamment favoriser l’exportation des bananes camerounaises sur le marché britannique, sans frais de douanes. Cela représente 12 % des exportations totales du fruit.

Un pied de nez aux velléités des Ambazoniens qui revendiquent la propriété de la Cameroon Development Corporation (CDC), le principal exportateur du produit dans le pays.

L’entreprise agro-industrielle paie d’ailleurs un lourd tribut du fait de la destruction de dizaine d’hectares de champs par les insurgés.

L’accord de partenariat a été signé à Londres par le Haut-commissaire du Cameroun Albert Fotabong Njoteh et le ministre britannique du Commerce international Ranil Jayawardena.

Les affaires se poursuivent
À en croire les chiffres du gouvernement britannique, les échanges entre Cameroun et le Royaume-Uni se sont élevés à 200 millions de livres soit 153 milliards francs en 2019.

Et le ministre des Affaires africaines James Duddrigde ne semble pas imaginer une entorse à ce pacte dans un futur proche. Cet accord « permet la continuité des affaires à la fois au Royaume-Uni et au Cameroun afin que nous soyons sûrs que les échanges entre nos pays continuent à s’épanouir et à prospérer », a-t-il déclaré.

Les séparatistes des régions du NoSo ont multiplié les pressions sur les autorités anglaises depuis le début de la crise en 2016 au nom de la responsabilité historique de Londres dans cette partie du territoire.

La position de Londres sur la question n’a pourtant pas changé depuis. Le Cameroun n’a pas besoin d’une sécession, mais de dialogue.

En attendant, business must go on as usual.

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