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Crime & Punishment of Monday, 6 July 2020

Source: camer.be

Yaoundé: colere des hommes suite au décès de la femme brûlée par son mari


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La toile s’est réveillée ce matin avec à la fois colère et douleur, suite au décès de Larissa.

«Tu as brûlé Larissa. Prie pour que je ne te croise pas mon frère : tu vas regretter de faire ça à ces femmes», a publié un internaute, «Non non cette barbarie est inacceptable», écrit un autre. «Tu fais ça à ma sœur, je te trouve», menace un troisième. Toute cette journée, le cyberespace camerounais a vibré au rythme de ce féminicide.

Larissa a été brûlée vive dans la nuit du lundi 29 juin, l’arme du crime, étant de l’essence et une étincelle pour produire l’incendie. L’auteur présumé de ce crime n’est autre que son époux avec lequel elle était légalement mariée depuis trois ans et dont elle voulait se séparer.

Selon le reportage de la chaîne Canal 2 International, la jeune femme a vécu trois années d’enfer avec Ghislain Diabou. Durant tout ce temps, elle n’a subi que violences multiples et tromperies. «Il me menaçait, il me bastonnait chaque jour, il me torturait, qu’il va me tuer. Il me menaçait même au carrefour là où je vendais… », témoignait encore Larissa, il y a quelques jours.

Agée de 22 ans, elle n’était visiblement pas la première à subir les coups de pieds et de poings de son bourreau. Selon les proches de Ghislain, la première épouse de cet homme violent n’avait pas supporté d’être traitée comme un tambour, elle l’avait quitté.

C’est aussi ce que voulait faire Larissa Azenta au bout de la troisième année de supplice.

Lorsqu’elle décide donc de quitter la maison conjugale Ghislain ne l’a pas laissé tranquille, il trouvait à chaque fois le prétexte de la frapper même en plein carrefour.

Le plus grave c’est qu’il décide de mettre un terme à sa vie. Couchée chez elle lundi soir, c’est une chaleur ardente qui la réveille brusquement, le feu ravageait sa chambre. Avant qu’elle n’ait le temps de s’échapper, elle avait déjà été prise au piège. Son bourreau avait versé de l’essence dans sa chambre avant de mettre le feu. Même les voisins n’ont pas pu la secourir, vu la gravité de l’incendie. Conduite à l’hôpital, elle est morte quelques jours après.

Larissa a ainsi été brûlée au troisième degré, les images insoutenables de ses brulures interpellent les consciences.

Apres l’incendie, l’homme accusé s’est rendu lui-même à la brigade de Bankolo où la victime avait au préalable déposé une plainte contre lui pour menace de mort. Malgré les soupçons qui pèsent sur lui, il tente de nier les faits. Pourtant en plus de cette plainte, un pompiste témoigne qu’il a acheté l’essence le jour du drame.

Les faits relatifs aux violences conjugales se multiplient. Il y a quelques jours l’histoire du couple Takam mettait tout le monde en émoi, suivi du meurtre à Buéa d’une jeune étudiante par son copain et aujourd’hui un féminicide. En l’espace de 20 jours, des violences conjugales graves, qui ont d’une façon ou d’une autre attiré l’attention des hommes.

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