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General News of Wednesday, 17 June 2020

Source: actucameroun.com

Yaoundé-Douala : les transports augmentent le coût de la vie


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Si l’on s’en tient aux données que vient de rendre publiques l’institut national de la statistique (INS), « en avril 2020 et comparativement au mois de mars 2020, l’indice des prix à la consommation finale des ménages augmente de 0,4% à Yaoundé, en raison principalement de la progression des prix des transports ainsi que des loisirs et cultures. »

Dans cette étude, l’on peut noter que le renchérissement des prix des transports découle en majorité de la hausse de 4,6% des coûts de transport routier de passagers. En effet, suite aux mesures prises en riposte au COVID-19 par le ministre des Transports en date du 23 mars 2020 et visant à limiter le nombre de passagers dans les transports en commun (taxis, mototaxis, cars de transport, etc.), certains acteurs, nonobstant les appels des syndicats opérant dans le secteur des transports à respecter les tarifs officiels en attendant les mesures d’accompagnement du gouvernement, ont eu à augmenter en catimini les prix des transports en commun. En moyenne sur les douze derniers mois, le niveau général des prix augmente de 2,3%, tout comme en mars et février 2020.

Par rapport à la même période en 2019, le niveau général des prix augmente de 2,4%. « Cette progression de prix résulte en grande partie de la hausse des prix des transports et des produits alimentaires « , renseigne FINS. En effet, les prix des fruits, des poissons et fruits de mer continuent de grimper. La hausse des prix des fruits résulte de la flambée des prix des agrumes tels que citrons, pamplemousses et oranges, produits recherchés du fait des vertus qu’ils auraient contre le coronavirus. Dans la même veine, on observe que les prix des meubles, articles de ménage et entretien courant-du foyer (eau de javel, détergent pour linge, détergent pour WC) et ceux des produits pour soins corporels (savon de toilette) ont aussi enregistré une hausse.

De façon générale cependant, les prix des produits alimentaires reculent de 0,2% après une hausse de 1,1% en mars 2020. D’après TINS, « cette baisse est due au recul des prix des viandes, du lait, fromages et œuf, des légumes, des huiles et graisses, des pains et céréales, ainsi que ceux du sucre, confiture, miel, chocolat et confiserie. » Le repli des prix des viandes découle surtout de la baisse des prix de la volaille et de de la viande de porc. Les prix des légumes baissent sous l’effet du recul des prix des légumes frais en fruits ou racines (oignon frais, gombo frais, tomate fraîche, carotte, haricot vert, concombre vert), des légumes frais en feuille (« folon », « okok », « ndole lavé en boule ») et des légumes secs et oléagineux (« niébe », haricot sec noir, haricot sec blanc, haricot sec rouge).

Pour TINS, « la baisse des prix des produits alimentaires découle probablement de la contraction de la demande en provenance des secteurs de l’hôtellerie et de la restauration suite aux mesures restrictives prises le 17 mars dans le cadre de la riposte contre le COVID-19. En outre, les campagnes intenses du ministère du Commerce dans les marchés et grandes surfaces pour démasquer les spéculateurs qui stockent les produits pour susciter une pénurie, ont contribué au respect des prix homologués. »


Douala


Dans la capitale économique, l’indice des prix à la consommation finale des ménages augmente de 0,6% en avril, après + 0,4% en mars 2020. Selon FINS, « cette hausse des prix découle principalement de l’augmentation des prix des transports et ceux des loisirs et culture. » Le renchérissement des prix des transports découle en majorité de la hausse de 5,6% des coûts de transport routier de passagers. Soit un point de plus par rapport à Yaoundé.

Mais tout comme dans la capitale politique, l’augmentation des prix des transports fait suite aux mesures prises en riposte au COVID-19 pour limiter le nombre de passagers dans les transports en commun. Dans cette même lancée, les prix des fruits, des poissons et fruits de mer, des pains et céréales et ceux des sucre, confiture, miel, chocolat et confiserie progressent également. Les prix des fruits augmentent du fait surtout de la hausse des prix des agrumes (citrons), des autres fruits frais (papaye, ananas, avocat tendre).

Les prix des poissons et fruits de mer progressent dans le sillage de ceux des poissons frais (bar, carpe, morue), des poissons et autres fruits de mer congelés (maquereau, capitaine, machoiron) ainsi que des poissons et autres produits séchés ou fumés (« mbouga », crevettes séchées ou fumées, écrevisses). Les prix des pains et céréales grimpent sous l’effet de l’accroissement des prix des céréales non transformés (maïs sec en grain, riz brisé local ou importé, riz importé de luxe) et des farines, semoules et gruaux (farine de maïs).En moyenne sur les douze derniers mois à Douala, le niveau général des prix augmente au même rythme depuis septembre 2019, soit 2,4%.

En revanche, d’après les indications de FINS, les prix de certains produits alimentaires ont reculé du fait de la baisse des prix des huiles et graisses, des légumes, des laits, fromages et œufs, et dans une moindre mesure des viandes. La baisse des prix des légumes est due notamment à celle des légumes frais en fruits ou racine (oignon frais, gombo frais, tomate fraîche, haricot vert) ainsi que des tubercules et plantains (banane plantain non mûre, banane fraîche non mûre, pomme de terre, patate douce, manioc frais en tubercule). Les prix des viandes reculent en lien avec la baisse des prix du poulet vivant et de la viande de porcs.

« La baisse des prix des produits alimentaires découle probablement de la contraction de la demande en provenance des secteurs de l’hôtellerie et de la restauration suite aux mesures restrictives prises le 17 mars dans le cadre de la riposte contre le COVID-19. En outre, les campagnes intenses du Mincommerce dans les marchés et grandes surfaces pour démasquer les spéculateurs qui stockent les produits’ pour susciter une pénurie ont contribué au respect des prix homologués », fait savoir l’organisme sous-tutelle du ministère de l’Economie, de Planification et de l’Aménagement du territoire.

Par rapport à la même période en 2019, dans la capitale économique, le niveau général des prix augmente en avril 2020 de 2,6%, après +2,3% le mois dernier. Cette hausse provient en grande partie de l’augmentation des prix des produits alimentaires et des transports.

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