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Opinions of Monday, 10 February 2020

Journaliste: Patrice Nganang

Voici 'pourquoi le Camerounais échoue toujours'


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La particularité de l'écrivain, est que sa substance c'est le caractère des personnages. Chacun de nous se souvient de personnages de romans - Meka, Etienne Lantier, etc. Mais tout écrivain qui écrit plusieurs livres, et j'en ai écrit plusieurs, sait qu'il se trouve devant une série qui établit un pattern - ce qu'on appellerait l'âme, et que chez nous on appelle d'habitude la mentalité. La mentalité d'un peuple. Celle-ci se mesure dans la répétition du même geste - comme un atavisme qui frappe les plus sots et les plus intelligents, les ouvriers et les patrons, les femmes et les hommes, les politiciens et les activistes. Ainsi on parle de l'âme russe, qui peut être lue très facilement dans les romans de Tolstoi. Il y'a quelque chose qui se passe devant nous tous - et autour de moi, soudain, avec ces campagnes que j'ai menées, parfois pendant plusieurs années comme celle d'Enoh qui, en contrepartie souhaitait que je sois condamné à la prison et y sois encore. Ce qui se passe, c'est l'exposé de la relation organique entre Maurice Kamto et Enoh Meyomesse - la relation horizontale qui lie des causes que j'ai impulsées ici même, soutenues et qui soudain sont liées dans un vase communiquant épique qui me révèle le substrat de notre peuple, son âme, et me fait me rendre compte pourquoi chez nous, même le coup d'Etat du 6 avril 1984 n'a pas marché. Le peuple camerounais est ainsi le seul peuple de toute l'histoire africaine a avoir raté son coup d'Etat, et pourtant peuple qui wok wok, wok - sans finish. On appelle ce que je vois-là en Grec hybris. L'hybris du peuple camerounais, c'est l'ingratitude. Dans ma langue, on appelle cela le bahat, ou alors en medumba même même, ntcheu kebwoh, et comme on peut voir, il touche toutes les tribus - les Baham comme les Bulu. Maurice Kamto est donc venu deux fois aux USA, deux fois je dis bien, n'a jamais répondu à mes messages, ne m'a jamais dit merci, rien, malgré les plus de $70,000 levés pour lui, et des gens qui se disent intelligents disent sérieusement à la Panthère, au Bangangte que je suis, 50 ans d'âge, 30 ans dans la diaspora, 'il va t'appeler.' Alors qu'il court - je dis bien court - rencontrer des Blancs pour qui les gens de JSK lui donnent les contacts. Mais Nganang, 'il va t'appeler.' Le truc que les filles font aux adolescents au quartier, quoi. 'Je vais t'appeler.'

Peuple dont le président, Paul Biya, a abandonné le cadavre de son propre pere, Ahidjo, au Senegal! Le bahat, o!

Merde!

J'écrirais un truc dessus plus tard.

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