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General News of Monday, 6 July 2020

Source: Actu Cameroun

Voici pourquoi le Cameroun est devenu un État unitaire: révélation de David Abouem À Tchoyi


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Dans un entretien à nos confrères de Jeune Afrique, cet ancien gouverneur des deux régions anglophones (Nord-ouest et Sud-ouest) pense que l’accélération de la décentralisation est la solution aux multiples crises actuelles dans notre pays.

A 76 ans, David Abouem À Tchoyi, est l’une des personnalités qui jouit d’une très grande estime auprès des populations des zones anglophones. Dans une interview au journal panafricain Jeune Afrique il parle du processus de décentralisation au Cameroun. Il estime que l’urgence du moment n’est pas le fédéralisme, d’autant plus que notre pays a déjà expérimenté ce système. « Le Cameroun a vécu dans un système fédéral pendant plus de dix ans. C’est pour des raisons économiques que, depuis 1972, il est devenu un État unitaire, avant d’être transformé en État unitaire décentralisé », indique-t-il.

Pour lui, « la bonne démarche ne consisterait-elle pas à présenter, sur tous les plans, les points forts et les points faibles de chacun?? C’est à cet effort que devraient s’astreindre les experts, pour en déduire l’option qui comporterait le plus d’avantages et le moins d’inconvénients. C’est sur cette base et sur celle des expériences étrangères que le peuple souverain se déterminerait en toute connaissance de cause ».

Dialogue

Parlant de la crise anglophone qui touche le Nord-Ouest et le Sud-Ouest en ce moment, l’ancien ministre milite pour une solution concertée, « la logique voudrait que ceux qui soulèvent des problèmes participent à la recherche des solutions à y apporter, dans un esprit de compromis. Le président Paul Biya a déclaré qu’aucune question n’était taboue. Le Premier ministre a renchéri en affirmant qu’on peut discuter de tout, « sauf de séparation ou de sécession ». Il faut donc une dose suffisante de bonne volonté, d’ouverture, de réalisme et un esprit de compromis », estime-t-il.

Selon lui, «la propension à l’extrémisme ou au jusqu’au-boutisme n’est pas la voie de la sagesse, car aucun dialogue ne peut réussir sans compromis ni renoncement. Je demeure convaincu que les Camerounais peuvent se parler, s’écouter, se pardonner, se réconcilier, s’entendre pour apporter des solutions à leurs problèmes ».

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