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Actualités of Friday, 27 August 2021

Source: www.camerounweb.com

Voici pourquoi la communauté internationale ignore la guerre au NOSO

Plusieurs causes expliquent cette situation Plusieurs causes expliquent cette situation

• La guerre au Noso n’est pas la priorité de la communauté internationale

• Plusieurs causes expliquent cette situation

• Dr Christopher Fomunyoh ne cache pas sa déception


Selon le Conseil norvégien pour les réfugiés, la crise anglophone est le conflit le plus négligé et le moins médiatisé au monde. Plusieurs années après ce constat amer, rien n’a changé. Les Camerounais continuent de tomber sous les balles de leur compatriote. Depuis son éclatement en 2017, la guerre dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun a fait des millions de déplacés et des milliers de morts de part et d’autre.

Interrogé par nos confrères de New Watch Magazine, Dr Christopher Fomunyoh, Directeur régional pour l'Afrique du National Democratic Institute (NDI) explique cette situation par le caractère non homogène de la communauté internationale. Il ne cache pas cependant sa déception.

« La communauté internationale n'est pas homogène, et il est évident que certains partenaires internationaux ont été plus loquaces que d'autres sur ce conflit ; dans l'ensemble cependant, je suis déçu par la passivité de certains membres de la communauté internationale. Je n'aurais jamais imaginé que des amis du Cameroun resteraient les bras croisés alors que des milliers de personnes sont tuées et que tant de douleur et de destruction sont infligées à d'autres êtres humains et à des régions d'un pays qui leur est cher. Cela me brise le cœur de voir que le Conseil norvégien pour les réfugiés a classé ce conflit, plusieurs années de suite, comme le plus négligé ou le moins médiatisé au monde », a-t-il confié.

Dr Christopher Fomunyoh est convaincu que la diaspora camerounaise a les ressources humaines nécessaires pour contribuer à la résolution de la crise anglophone. Il demande cependant à Paul Biya de créer un cadre propice pour le foisonnement de ces esprits.

« Je ne dirais pas cela. Il y a des esprits brillants à l'intérieur et à l'extérieur du pays qui ont la force intellectuelle et les moyens de s'attaquer au conflit en cours et aux multiples crises qui ont frappé le pays, et il est impératif pour le gouvernement de créer un environnement favorable dans lequel toute cette expertise et cette expérience peuvent être mises à profit pour mettre fin à la crise en s'attaquant aux causes profondes et en jetant les bases des réparations et de la réconciliation », a-t-il confié.

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