Vous-êtes ici: AccueilInfos2021 01 26Article 569290

xxxxxxxxxxx of Tuesday, 26 January 2021

Source: Actucameroun.com

Voici les 9 secteurs qui entretiennent le blanchiment des capitaux

Selon l’Agence nationale d’investigation financière (Anif), il s’agit de la banque, la micro finance, l’immobilier, les casinos, les bureaux de change, les négociants de métaux et pierres précieuses, les notaires et les matériaux de construction.

Le blanchiment des capitaux et le* financement du terrorisme constituent une menace grave pour le Cameroun. Dans un rapport sur l’évaluation nationale des risques de ces fléaux présenté le 19 janvier dernier à Yaoundé au cours d’une cérémonie présidée par le ministre délégué auprès du ministre des Finances, Yaouba Abdoulaye, l’Anif estime que le niveau de risque est davantage élevé dans les secteurs de la banque, de la microfinance, de l’immobilier, des casinos, des bureaux de change, des négociants de métaux et pierres précieuses, des notaires et vendeurs de matériaux de construction.

D’après le rapport, les facteurs qui alimentent la vulnérabilité du dispositif de lutte contre le blanchiment des fonds et le financement du terrorisme sont entre autres : l’insuffisance de la capacité et des ressources pour enquêter, poursuivre et juger les crimes financiers et confisquer les avoirs ; le manque de probité et d’indépendance des enquêteurs, des autorités de poursuites des crimes financiers ; l’insuffisance de la coopération des acteurs nationaux ; ta non exhaustivité des lois sur la confiscation des actifs ; le poids important de l’économie informelle ; l’efficacité limitée des contrôles effectués par les autorités de supervision ; l’absence de sanctions administratives et pénales pour les professions assujetties.


Sur le plan financier, le pays subi les contrecoups énormes de ce fléau mondial. Selon l’Anif, entre 2006 et 2017, plus de 1050 milliards de Fcfa, environ 1,8 milliard de dollars ont été blanchis au Cameroun d’après les chiffres publiés lors de la première Evaluation Nationale des Risques (ENR) de Blanchiment des capitaux (BC) et de Financement du terrorisme (FT).



En vue de lutter contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, le Cameroun a mis en place des institutions de contrôles parmi lesquelles l’Anif. Créé en 2005 par décret du président de la République, elle comptabilise déjà près de 5000 dénonciations enregistrées en 2017 et7 00 dossiers transférés devant les instances juridictionnelles.

Ces chiffres proviennent principalement de l’administration car selon le directeur général de l’Anif Hubert Nde Sambone, c’est à ce niveau que l’organisme enregistre le plus grand nombre de cas et où les montants en termes de blanchiment sont plus importants, à travers notamment les détournements de deniers publics et la corruption.

Vous êtes témoin d'un fait, vous avez une information, un scoop ou un sujet d'actualité à diffuser? Envoyez-nous vos infos, photos ou vidéos sur WhatsApp +237 650 531 887 ou par email ! Les meilleurs seront sélectionnés et vérifiés par la rédaction puis publiés sur le site.

Rejoignez notre newsletter