Vous-êtes ici: AccueilInfos2021 01 26Article 569323

Politique of Tuesday, 26 January 2021

Source: camer

Voici le contenu de la plainte de Alain Fogue contre le SED

Les Marches du 22 septembre continuent de faire des vagues. Le trésorier du Mrc a écrit au Commissaire du gouvernement pour se plaindre contre Yves landry Etoga Galax, Jean Marie Ebikitie, Dieudonné Bialo, Jean Alain Ndongo et Cédric Nganso Nana.

L’objet de la plainte porte sur l’arrestation et séquestration, tortures, traitements cruels, inhumains et dégradants en complicité et coaction. C’est du Quartier 1 de la prison centrale de Kondengui à Yaoundé, sous couvert du régisseur que l’homme politique a signé sa plainte, le 13 janvier dernier. « C’est pourquoi je sollicite qu’il vous plaise monsieur le Commissaire du gouvernement, de bien vouloir ordonner l’ouverture d’une enquête ; de prendre toutes les mesures utiles pour assurer le rassemblement des preuves ; de faire venir les mis en cause, les entendre sur les faits qui leur sont reprochés et les envoyer en jugement ; et ce sera justice », retient-on de cette demande. Dans sa plaine, Alain Fogue explicite que dans la journée du 21 septembre 2020, aux environs de 00 heure 30 minutes, dans la mouvance de l’appel du Mrc et plusieurs autres partis et organisations de la société civile, pour une marche le 22 septembre pour revendiquer la fin de la guerre civile dans les régions anglophones et la réforme consensuelle du système électoral, il a été enlevé sans aucune notification.

Il précise que c’est sur invitation par téléphone du Commissaire de sécurité publique du 6ème arrondissement de Yaoundé à Etoudi qu’il s’est rendu devant la résidence du président du Mrc sis au quartier Santa Barbara « afin d’aider les forces de sécurité à calmer une situation qui menaçait de dégénérer ». Sur les lieux, avoue-t-il, il a trouvé de nombreux policiers commandés par les commissaires divisionnaires Didier Ngah, chef de la police région du Centre, Thierry Medou, Commissaire central N°1 de la ville de Yaoundé. « Suite à un incident provoqué par une voiture de police (le véhicule dans une manœuvre a renversé une des personnes présentes causant des blessures graves), les policiers ont violement chargé, torturé, amené vers des destinations inconnues et sous les coups et les insultes, les jeunes qui faisaient pacifiquement office de lanceurs d’alerte devant la résidence du président Kamto », ajoute-t-il. Il indique par ailleurs que ces jeunes non armés étaient bénévolement installés devant ladite résidence depuis le 25 mai 2020, date à laquelle « une horde de miliciens », membres du Mouvement des Patriotes fraîchement légalisé, y avait fait irruption pour menacer de mort le président Maurice Kamto et sa famille sans que les forces de sécurité, pourtant alertées ne les inquiètent.

Flagrance d’insurrection

« Alors que j’étais resté sur les lieux pour porter assistance à un des éléments du Semil dépêchés comme annoncés sur les lieux par le colonel Joël Emile Bamkoui, légèrement blessé au doigt lorsqu’il aidait les policiers à arrêter les jeunes, j’ai été enlevé sans aucun mandat par le chef d’escadron Jean Alain Ndongo, commandant de la Compagnie de gendarmerie, Commandant de la Compagnie N°1 de gendarmerie de la ville de Yaoundé ».

Par la suite il confie avoir été conduit au Groupement territorial de gendarmerie du Mfoundi, où sous les ordres du Commandant de la Légion de gendarmerie du Centre, le Colonel Jean Marie Ebikitie, il a été interrogé pour flagrance d’insurrection, attroupement non autorisé et autres. Puis il a été retenu contre son gré de 1h30 du matin à 6 heures 30 minutes. Dans cet engrainage, il a été remis « sans aucune justification judicaire possible », aux hommes du chef d’escadron Dieudonné Bialo, Commandant du service central des recherches judiciaires (Scrj), et précisément au lieutenant Cédric Nganso Nana. Il précise par ailleurs que le Scrj est situé au sein du Sed dirigé par Yves Landry Etoga Galax « qui était informé de ma séquestration dans ses services par les éléments à qui il donnait des instructions précises sur les traitements à m’infliger », révèle-t-il. Pour terminer, il assure qu’il y a été torturé, maltraité, du 22 septembre au 3 novembre 2020. « Par ailleurs mes bourreaux m’ont empêché de comparaitre devant le juge de l’habeas corpus, prolongeant ainsi mon calvaire », confesse le professeur en indiquant qu’il a été jeté en prison le 3 novembre 2020.

Vous êtes témoin d'un fait, vous avez une information, un scoop ou un sujet d'actualité à diffuser? Envoyez-nous vos infos, photos ou vidéos sur WhatsApp +237 650 531 887 ou par email ! Les meilleurs seront sélectionnés et vérifiés par la rédaction puis publiés sur le site.

Rejoignez notre newsletter