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General News of Wednesday, 7 April 2021

Source: www.camerounweb.com

Voici l’héritage d’Alim Ayatou dans le secteur de la santé

Alim Hayatou repose désormais à Garoua, sa ville natale. Le secrétaire d’Etat auprès du ministère de la Santé publique chargé de la lutte contre les épidémies et pandémies a tiré sa révérence à 75 ans, le 5 avril 2021 à Yaoundé, de suites de maladie.

L’histoire retient que Alim Ayatou a été un maillon essentiel du dispositif de riposte contre le choléra, la poliomyélite, la rougeole, le paludisme et la méningite, etc. Quelques temps avant sa mort, il s’est illustré dans la lutte contre la pandémie mondiale au nouveau Coronavirus qui rentrait dans son cahier de charge.

D’ailleurs, sa dernière apparition publique dans le cadre de cette riposte nationale contre cette maladie infectieuse remonte au 25 mars dernier, lors de la remise d’un don de matériel destiné à renforcer l’accès au diagnostic contre le Covid-19, offert au Laboratoire national de santé publique. « Il ne manquait jamais une occasion de sensibiliser à chaque fois sur le danger que représente le Covid-19 et la nécessité de respecter les mesures barrières », confirme le Dr Yaya Alhadji Adam, chef du district de santé de Kousseri. Aussi, « Dans le cadre de la lutte contre les épidémies notamment le choléra, la méningite, Ebola et encore plus avec le Covid-19, il était toujours sur le terrain. Lors de sa récente visite ici dans la région de l’Adamaoua justement, nous avons visité tous les sites réquisitionnés dans le cadre de riposte contre le Covid-19 de la région », révèle le Dr Yaou Alhadji Zakari, délégué régional de la Santé pour l’Adamaoua.
Dans ses derniers moments, il travaillait sur la mise en place d’une task force pour l’élimination du paludisme, une maladie qui a causé plus de 11 000 décès d’après un rapport de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Et si ce projet lui tenait à cœur, c’est désormais sans lui qu’il sera finalisé. Dans le milieu sanitaire et administratif, l’œuvre d’Alim Hayatou est incontestable. « Si on regarde les résultats obtenus par le Cameroun en matière de lutte contre certaines maladies à l’instar du Sida, de la tuberculose, on peut bien dire que le secrétaire d’Etat a beaucoup apporté dans ce secteur en particulier », reconnaît le Dr Albert Ze, économiste de la Santé.

En fait, Selon l’EDS 2018, le taux de prévalence du VIH est passé de 4,3% en 2011, à 3,4% en 2018 pour chuter à 2,7% au 1er décembre 2020. Entre 2015 et 2019, on a noté une baisse de décès liés au VIH de 47. De plus, 80 % des femmes enceintes PVVIH avaient accès à des antirétroviraux afin d’empêcher la transmission de la mère à l’enfant (TME) ; ce qui a évité 4200 nouvelles infections parmi les nouveau-nés. Depuis ces dernières années, les chiffres de la tuberculose sont également en baisse. En 2020, 22 251 personnes ont été touchées par cette maladies infectieuse. De 271 000 cas pour 1 000 d’habitants en 2009, le pays est passé à 95,5 cas pour 1000 habitants en 2019. « Nous le garderons toujours en mémoire comme exemple dans le cadre de la lutte contre les épidémies et pandémies dans le pays », soutient le Dr Alhadji Zakari.

Offre infrastructurelle

En plus de son implication dans la lutte contre les épidémies en pandémies, , son empreinte est perceptible dans l’ensemble du pays en général, et particulièrement dans le Grand-Nord. A titre d’exemple, c’est à lui que les populations de cette partie du pays doivent la création des Centres de santé intégrés (CSI), une initiative qui vise à apporter une meilleure offre de soins de qualité aux populations des trois régions septentrionales.
Dans la même veine, la rénovation de l’hôpital régional annexe de Garoua avec un plateau technique « acceptable » (imagerie, scanner, etc) tient au moins en partie à sa réalisation. C’est encore lui qui a veillé aux affectations des médecins spécialistes dans le Nord, souffle le directeur d’un hôpital de District. En effet, le Sétat et non moins Lamido de Garoua s’est toujours montré soucieux du bien-être de sa communauté. « Il était très intéressé par les investissements qui se passaient dans sa zone du Septentrion », confie le Dr Abena Jean Louis, ancien Secrétaire permanent du Programme national de lutte contre la tuberculose (Pnlt).

Dans l’Adamaoua, l’un des derniers projets initiés par le défunt Sétat était relatif à l’immatriculation du patrimoine foncier appartenant à l’administration sanitaire publique. Dans le but de sauvegarder les biens de l’Etat, Alim Hayatou demandait alors aux responsables régionaux du Minsante de procéder au recensement des terrains non-titrés mis à la disposition des projets sanitaires relevant du portefeuille de l’Etat.

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