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Politique of Thursday, 24 September 2020

Source: cameroonvoice.com

Violences du 22 septembre: voici les photos des disparus de la marche (Photos)

Les images largement relayées de la marche du 22 septembre derniers renseignent qu’environ 5 des 10 régions du pays l’ont suivie, malgré la répression active et violente de l’armée camerounaise-dont la cruauté a certainement opprimé en d’autres lieux des manifestants. Les dégâts sont officiellement signalés dans les régions de l’Ouest, du Centre, du Littoral, de l’Est et dans le Nord-ouest.

L’essentiel des bavures policières dans le cadre de cette marche de l’opposition ont été enregistrées dans la région du Littoral. Environ 383 personnes y ont été embarquées de force par les éléments de la force de l’ordre. 04 blessés graves ont été signalés, dont deux tirés aux balles en caoutchouc. Des scènes de torture dégradantes et effroyables ont été observées à la Direction régionale de la police judiciaire de Douala.

Dans la région du Centre-au cœur du pays-, au total 141 manifestants ont été interpellés; dont 61 le 22 septembre et 80 environ nuitamment près de la résidence de Maurice Kamto. 08 autres l’ont été dans la commune de Mfou; ces derniers subissent les pires atrocités dans les unités de Police, à l’instar du Commissariat Central No 1 tenu par le Commissaire MEDOU. Pour ce qui est des blessés de cette manifestation, les indiscrétions font état de plus d’une cinquantaine identifiés avant et pendant la marche et moins d’une centaine causées nuitamment et non encore comptabilisées .

C’est le même son de cloche dans les autres régions du pays. quelque 64 manifestants ont été arrêtés manu militari dans la région de l’Ouest, principalement dans les villes de Bandjoun, Baham, Bafoussam et Dschang et Bafang. Dans certaines villes (Bafang), les populations ont subi des injections, probablement nocives par les hommes en tenue. Plusieurs civils ont été tués dans le Nord-ouest selon certaines sources.

Des hommes de médias ont également fait les frais de la cruauté des forces de l’ordre. Il nous revient effet qu’au moins sept journalistes, dont les correspondants de Radio France Internationale (Rfi) et de l’Agence France-Presse (Afp) ont subi les violences. Le journaliste de Rfi, Polycarpe Essomba, a reçu de violents coups de matraque et de poings avant d’être relaxé plus tard. Mais jusqu’à ce jour, trois des sept reporters sont toujours en détention notamment Tah Mai Jarvis et Christian Tebong, de la télévision privée My Media Prime à Douala, ainsi que Lindovi Ndji, de La Nouvelle Expression, à Yaoundé.









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