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General News of Monday, 3 August 2020

Source: Actu Cameroun

Violence sur les avocats: grosse colère du bâtonnier

En effet, il dénonce les cas multipliés de débordements et des violences physiques des éléments de la gendarmerie nationale sur les membres du barreau national des avocats du Cameroun.

Par une correspondance datée du 29 juillet dernier, c’est le bâtonnier national qui monte au créneau en écrivant au Secrétaire d’Etat à la Défense en charge de la gendarmerie nationale. Me Charles Tchakounte Patie dénonce ainsi le non-respect des engagements pris en septembre 2019 au terme d’une concertation entre l’Ordre national des Avocats et l’institution que conduit Galax Etoga afin de limiter et même de réduire à néant les cas de violence à l’égard des avocats dans l’exercice de leur profession. En clair, depuis un certain temps, l’on assiste à une remontée inquiétante des cas de violences.

Bavures à répétition

Le cas le plus récent date du 24 juillet dernier. Parti au service central des recherches judiciaires au Secrétariat d’Etat à la Défense de Yaoundé pour assister une cliente, Me Serges Emmanuel Chendjou, avocat au barreau du Cameroun a subi les foudres des éléments de la gendarmerie nationale autour de 20h. Avant d’être jeté tel un malpropre hors des services centraux des recherches judiciaires du SED par ses bourreaux, il a été copieusement molesté.

Selon l’homme à la robe noire, les gendarmes s’en sont pris à lui sur le simple fait qu’il a exigé obtenir la plainte qui incrimine sa cliente. Me Serges Emmanuel Chendjou soutient avoir été copieusement tabassé par pas moins de 8 éléments de la gendarmerie nationale. Pour que justice soit faite, il vient de contre-attaquer ces gendarmes par une plainte déposée dans la même institution. L’on apprend qu’une enquête est d’ores et déjà ouverte à cet effet et elle est pilotée par le directeur des emplois et des structures au SED.

On n’a pas fini de digérer le cas de Me Dominique Fousse, molesté copieusement par des éléments de la gendarmerie nationale à Douala. Pour le patron de l’Ordre national du Cameroun, il est plus que jamais urgent que ces comportements barbares cessent. L’on a appris qu’une enquête est par ailleurs ouverte dans le but de faire lumière sur ces évènements malheureux au niveau du Sed.

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