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General News of Friday, 10 July 2020

Source: Actu Cameroun

Violations des droits de l'Homme: Human Right Watch accuse les militaires du 42e Bataillon


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Selon l’Organisation non gouvernementale Human Rigth Watch, les militaires du 42e Bataillon d’infanterie motorisée ont obligé des civils à faire des veilles de nuit à Mozogo dans la région de l’Extrême-Nord, pour prévenir les attaques de la secte terroriste Boko Haram.

C’est une nouvelle accusation que l’Organisation non gouvernementale (Ong) Human Rigth Watch porte sur l’armée camerounaise. Cette fois-ci, elle indexe de façon précise les militaires engagés au sein du 42ème bataillon d’infanterie motorisée (Bim). Dans un rapport qu’elle a établi, elle indique qu’entre mi-mars 2020 et fin avril 2020, il y a des civils qui ont été obligés de monter la garde à Mozogo. Et ceux qui n’ont pas accepté ont été violentés.

«Des soldats ont roué de coups ou menacé ceux qui refusaient de s’acquitter de cette tâche. Human Rights Watch a été informé que les violences auraient cessé pour l’instant. Cependant, les habitants continuent de vivre dans la crainte que les passages à tabac ne reprennent, tandis que le travail forcé et les menaces se poursuivent», a écrit Human Rigth Watch.

L’Ong affirme avoir appris après des échanges avec 15 personnes, qu’il y a 6 civils qui ont été passées à tabac pour avoir refusé dans un premier temps. «Human Rights Watch s’est également entretenu avec 12 témoins résidant à Mozogo qui n’ont pas été soumis à ces travaux forcés, quatre victimes et témoins d’autres violations présumées par des militaires, et quatre représentants d’organisations locales de défense des droits humains», rapporte l’Ong.

Celle-ci ajoute «selon les habitants de Mozogo, l’unité militaire basée à Mozogo – le 42ème bataillon d’infanterie motorisée (BIM) – a établi avec les autorités locales des listes d’environ 90 hommes et au moins un garçon qui devaient assurer les gardes de nuit. Elles ont été affichées dans des lieux publics. Les soldats ont identifié au moins 12 sites à Mozogo et à proximité comme postes de garde nocturnes, affectant neuf civils par site. Les récalcitrants ont été traqués dans leurs quartiers et menacés de mort et de violences. Certains ont été roués de coups publiquement».

Human Right Watch indique qu’en plus d’avoir contraint les civils, les militaires du 42e Bim n’ont donné aucune compensation aux civils, qu’ils ont mis en danger. L’Ong précise que ces civils n’ont pas été préalablement formés, ni entraînés, ni armés.

Le rapport de l’Ong a été acheminé vers le secrétaire général de la Présidence de la République Ferdinand Ngoh Ngoh et Samuel Mvondo Ayolo le Directeur du Cabinet civil.

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