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Actualités of Saturday, 8 May 2021

Source: www.camerounweb.com

Vente illégale des armes : Paul Atanga Nji prêche dans le désert

Le ministre de l’administration territoriale continue de prêcher dans un désert Le ministre de l’administration territoriale continue de prêcher dans un désert

Malgré ses multiples appels lancés contre la vente illégale des armes, Paul Atanga Nji, le ministre de l’administration territoriale continue de prêcher dans un désert où les armes à feu continuent de se vendre comme des petits pains sur le marché.

La vente illégale des armes va bon train malgré les intimidations de Paul Atanga Nji. «À ce jour, le nombre d’armes à feu en circulation est largement supérieur à celui des autorisations dûment accordées par le ministre de l’Administration territoriale (Minat)», a déploré Paul Atanga Nji au cours d’une réunion avec les propriétaires d’armureries, le 06 mai dernier à Yaoundé. Cette rencontre était en effet une occasion pour le Minat de frapper du poing sur la table et de rappeler à l’ordre les promoteurs de ces maisons de vente d’armes à feu. « Au regard du contexte sécuritaire actuel, et compte tenu de l’usage abusif de cette catégorie d’armes par des individus de moralité douteuse ». C’est pourquoi Paul Atanga Nji a décidé de la suspension sur l’étendue du territoire national de la vente des « pistolets traumatiques ». Atanga Nji a également brandit des « sanctions pouvant entraîner la fermeture définitive des armureries incriminées ». Il est reproché aux propriétaires d’armureries la violation des textes en vigueur, caractérisée par « la vente des armes et munitions sur la base des actes d’autorisation signés par certaines autorités administratives dont les délégations de compétence ne concernent guère les armes de poing (pistolets automatiques) », constate, sur un ton martial, Paul Atanga Nji. L’activité est régie par la loi du 14 décembre 2016 portant régime général des armes et munitions au Cameroun, et le décret du 22 octobre 1973 règlementant l’importation, la vente, la cession, la détention et le port des armes à feu et des munitions. Pourtant, « les promoteurs continuent de vendre des armes et des munitions sans la moindre autorisation, ou sur la base d’autorisations délivrées par des autorités non habilitées », déplore le Minat.

Ce n’est pas la première fois que Paul Atanga Nji sort de ses gongs pour blâmer les vendeurs d’armes. En 2018, certaines armureries ont été fermées, avant d’être rouvertes en septembre de la même année, après des engagements pris par les acteurs concernés d’observer les lois. En 2021, rebelote ! Les mêmes dérives se sont amoncelées ces deux dernières années. Notamment la mauvaise tenue des registres ; l’absence d’informations des armureries ; la non-transmission régulière au Minat des rapports d’activités. Et la conséquence est directe, l’augmentation du taux de criminalité dans toute l’étendue du territoire national.

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