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General News of Wednesday, 24 March 2021

Source: www.camerounweb.com

Vengeance : Messanga Nyamding révèle comment le RDPC a tué le ministre Tsala Messi

Au sein du RDPC, la course pour la succession de Paul Biya a démarré. Sous l’apparence d’un parti uni, se cache une famille divisée par des guerres intestines. Les plus malchanceuses ont perdu leur vie, écrasés par la nouvelle machine du parti qui broie ses propres fils. Selon Messanga Nyamding, membre titulaire du comité central du RDPC, le parti, la bataille pour la succession de Paul Biya est ouverte.


« En effet, c'est la lutte aujourd'hui effrénée du pouvoir, la bataille même de succession qui s'est ouverte ici et là. Malheureusement, ce n'est pas ce qu'on a toujours souhaité. Celui qui, en réalité mobilise encore tous les militants c'est incontestablement le président Paul Biya. Et on se demande ce que deviendra le RDPC sans lui. Lorsqu'on voit toutes ces épreuves de forces, ces acharnements, ces querelles, ces exclusions qui ont même entrainé la mort par chagrin de certains camarades. Je pense ici au camarade Tsala Messi qui avait plus de 70 ans, ancien ministre qu'on a trainé en conseil de discipline. Il en est mort. Les gens ne mesurent toujours pas. Epuis, il y a aussi les arbitraires menés entre certains camarades qu ne sont pas toujours protégés de penser qu'il faut une très grande lisibilité, une lisibilité forte avec des femmes et des hommes courageux qui connaissent le parti. Et non avec des femmes et des hommes peut-courageux mais qui ont fait du parti un fonds de commerce », a-t-il déclaré dans une interview accordée au journal Mutations ce 24 mars 2021.


Chassé de l’IIRC puis affecté à Garoua dans l’Extrême Nord, Messanga Nyamding n’a pas perdu sa langue. Dans une longue interview accordée au jour Mutations, le communiquant du RDPC étalent une fois de plus les manquements de sa famille politique. Il y aurait au sein du parti, des groupes de rebelles qui se sont engagés à désobéir aux instructions du chef de l’Etat. Il appelle ces gens, les opposants du parti. Messanga Nyamding révèle également comment les fraudes sont organiser au sein du Parti.


« On le voit bien avec cette circulaire du premier ministre Jean Nkuete qui a recommandé la mise à jour du sommier. Vous savez, le sommier c'est le squelette. Et l'intention ferme est de faire du RDPC u véritable parti politique mais un parti de militants et non un parti de fiction ou un parti fictif. Voyez-vous, quand nous allons aux élections, on peut constater par exemple que dans certains organes de base, il y a des individus qui vont acheter à eux seuls 2000 voire 3000 cartes puis on les leur livre.

Ce n'était pas ça avant. Pourtant dès la naissance du parti, il avait ce qu'on appelle le placement des cartes à partir des comités de base. Or, si on exige aujourd'hui le sommier c'est parce qu'il y a énormément d'organes fictifs. Donc, en recommandant le sommier, c'est qu'aujourd'hui on ne peut pas véritablement savoir le nombre de militants qu'engage le RDPC. Et avec la concurrence, o, a vraiment du mal. C'est pourquoi nous devons nous serrer les coudes, être solidaires à l'effet de faire face non seulement dans les années à venir à la concurrence, mais une véritable solidarité entre militants du RDPC permettrait aussi de mettre en place de véritables plan et programmes de sécurité. Malheureusement là aussi, ce n'est pas toujours le cas, parce que beaucoup commenceront par occuper les fonctions de pouvoir et de décision, puis deviennent des militants. Il y a aussi un grand décalage entre les intentions présidentielles et la mise en application de ces dernières. En guise d'illustration, quand je visite tous les discours du président depuis 20 ans, il a toujours mis l'accent sur les femmes et les jeunes. Ce qu'on ne veut pas reconnaître au sein du parti.

Ceux qui créent cette dichotomie entre la prescription présidentielle et la mise en œuvre des politiques après les élections sont en réalité les opposants dans notre parti. Vous savez un opposant c'est celui qui s'oppose aux directives du pari. Ce sont ceux l) qui font problème. Par exemple, lorsque le président dit plus de places aux femmes et aux jeunes, remarquez qu'une ville comme Yaoundé qui compte sept maires, aucune femme ? Ça veut dire que nous avons des opposants dans le parti qui ne veulent pas mettre ça en application. Si on va loin, nous avons aujourd'hui 14 grandes mairies anciennement appelées communautés urbaines, on n'a aucune femme maire à la tête d'une de ces grandes mairies ».

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