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General News of Friday, 22 November 2019

Source: Le Jour N°3061

‘Vamoulké, est passible d'un emprisonnement à vie, il ne peut bénéficier d'une liberté provisoire’

Malgré son état de santé très précaire selon les rapports médicaux, Amadou Vamoulké, l'ancien Directeur Général de la Crtv de 2006 à 2016 est souriant avec ses proches venus ce 21 novembre au tribunal criminel spécial (Tcs). Ce jour, l'ancient directeur général de la Crtv comparait pour la 24ème fois depuis son interpellation et sa mise aux arrêts en juillet 2016, pour complicité de détournement présumé d'une somme d'environ 3 milliards de francs CFA. Au cours de cette audience, le Tcs devrait se prononcer sur la demande de mise en liberté provisoire introduite depuis quelques semaines par les avocats de la défense.

Le 09 octobre dernier, le ministère public sollicitait déjà un report pour prendre connaissance des pièces introduites par les avocats de l'accusé pour motiver la mise en liberté provisoire de leur client. L'affaire a été renvoyée au 28 novembre 2019 pour délibérer sur la demande de mise en liberté provisoire introduite par la défense. Hier à l'audience qui a duré environ 10 minutes, le ministère public s'est chargé de rappeler les pièces du dossier reçus par la défense.

Il s'agit d'un rapport médical de l'hôpital central de Yaoundé et un autre rapport de l'hôpital américain de Paris. Ces deux rapports médicaux attestent que la santé d'Amadou Vamoulké est précaire et le concerné mérite de bénéficier d'une prise en charge hors du Cameroun. La défense s'est appuyée sur une disposition du code pénal qui prévoit : "Toute personne légalement détenue à titre provisoire, peut bénéficier de la mise en liberté moyennant les garanties visées".

Pour l'avocat général du TCS, Amadou Vamoulké est poursuivi. Entant passible d'un emprisonnement à vie, il ne peut bénéficier, d'une liberté provisoire. L'audience d'hier s'est tenue en présence d'un responsable de l'Ong internationale Reporters sans frontières. L'Ong estime illégale l'interpellation et la détention de l'ancien Directeur général de la Crtv qui comparait depuis trois ans devant le Tcs. Après 24 audiences, les débats au fond de l'affaire où comparaissent également Polycarpe Abah, l'ancien directeur des impôts et Antoinette Essomba, ancienne cadre à la Crtv, n'ont toujours pas été ouverts.

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