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General News of Friday, 12 February 2021

Source: Cameroon Info

Université de Ngaoundéré: Les enseignants de droit laissent éclater leur colère

Réunis au sein du «Collectif payez nos droits et à temps», ces enseignants ont saisi le recteur de l'université pour contester cette situation.
Les enseignants de la Faculté des sciences juridiques et politiques (FSJP) de l’Université de Ngaoundéré, dans la région de l’Adamaoua, sont en colère. Dans une déclaration adressée au recteur de cette université, Florence Uphie Chinje Melo, ils dénoncent la détérioration progressive de leurs conditions de vie et le non-respect de leurs droits.

Selon ces derniers, l’arrivée du Doyen Janvier Onana à la tête de cette faculté marque le début de leur calvaire. «Les enseignants de la FSJP ont vu leurs conditions de vie d’une manière générale se dégrader continuellement. Cette situation est allée se perpétuant et s’aggravant au fil du temps, devenant ainsi intenable, et sans que cela ne gêne les responsables de la chaîne financière de la faculté qui ont toujours évoqué la raison qu’il n’y a pas d’argent; parce que le budget est en constante baisse. Et pourtant le constat est que certains de nos responsables se sont engraissés dans ce contexte prétendu de récession, à travers une pratique agressive et insolente des marchés avec des prête-noms», ont-ils écrit dans ce document exploité par le trihebdomadaire L’Œil du Sahel du mercredi 10 février 2021.

Ces enseignants de la FSJP disent avoir constaté plusieurs dérives parmi lesquelles: «La suppression des missions accordées systématiquement à tous les enseignants, et qui continuent à être accordées dans les autres facultés voisines; la suppression du paiement de 300 FCFA la copie en session de rattrapage…la disparition du paquet minimum naguère destiné aux enseignants», peut-on lire.

Réunis au sein du «Collectif payez nos droits et à temps», ces enseignants de droit exigent le départ du directeur des affaires financières (DAAF) de la faculté, accusé entre autres de délit d’initié, pratiques de corruption, de mépris caractérisé des enseignants. Ils affirment être «fermement résolu à défendre leurs droits par les voies légales, y compris en exerçant le droit de grève dans les conditions prévues par la réglementation en vigueur au Cameroun si les circonstances l’imposent».

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