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General News of Wednesday, 10 June 2020

Source: actucameroun.com

Une femme séquestrée après sa césarienne dans un hôpital au Cameroun


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Depuis le 03 mai 2020 Mme Ngnie Madeleine vit un véritable chemin de croix. Sa fille Mlle Fouth Alice, la vingtaine ne peut quitter le centre de santé Santa Ada du côté du nouveau pont de la Vallée Bessengue où elle fait l’objet de séquestration pour non paiement d’une partie des frais liés à son opération (elle a accouché par césarienne) et a son hospitalisation dans cette clinique.

L’histoire relève d’un véritable cauchemar ou d’un mauvais navet (film) que vit actuellement Mme Ngnie qui ne peut pas emmener sa fille et l’enfant de cette dernière au domicile familiale parce que le médecin de cette structure sanitaire privée exige que Mme Ngnie paie le solde de tout compte de la césarienne de Mlle Fouth Alice.

Et pourtant celle-ci et a fille sont des démunies et la pauvre mère s’étai engagée à s’acquitter de ce reliquat de frais d’opération par mensualité. Mais elle s’est heurtée au refus catégorique du médecin propriétaire de la clinique qui ne voudrait rien entendre. Et pourtant, c’est dans sa clinique que Mlle Fouth avait subi toutes ses visites prénatales.


En effet, aux dires de Mme Ngnie, pendant toute la période de la grossesse de sa fille, c’est dans ce centre qu’elle a décidé d’aller en consultations prénatales. C’est donc au centre de santé Santa Ada qu’elle se faisait suivre et était ainsi informée de l’état d’évolution de sa grossesse : échographie, radios, bref tous les examens ayant trait au suivi d’une femme enceinte.


'Pendant les moments de visite, c’est l’épouse du médecin qui serait sage-femme et qui s’était chargée de la suivre rassurait la brave Alice Fouth et nous en nous disant que nous n’avions rien craindre et que tout se passera sans problème le moment venu.' Nous à confié Mme Ngnie Madeleine. Et le moment venu, le dimanche 3 mai 2020 Mlle Alice Fouth en travail débarque avec sa mère et quelques membres de sa famille au centre de santé Sainte Ada, ils y trouvent le médecin lui-même qui s’est occupé l’accueil de la future mère en matière de prise en charge.



Madame Ngnie de poursuivre son propos : « seulement, au moment où ma fille devait être délivrée du fardeau qu’elle portait dans Son ventre, le médecin a commencé à faire dans le dilatoire en disant que le tête du bébé était bien visible mais que ma file ne faisait aucun effort pour pousser et amener l’enfant à sortir. » Arrivée à 7 h et ce jusqu’à 17 h ce 3 mai 2020, la mère et les femmes de la famille qui accompagnaient Mlle Fouth à la clinique ont exhorté celle-ci à pousser afin que son nouveau né vienne au monde.


La séquestration pour reliquat de facturé impayée

A 17h 30, sur insistance de la génitrice de Mlle Fouth, le docteur finira par avouer que la jeune fille ne pouvait pas accoucher normalement. Et lui de proposer à la famille une césarienne. Suggestion à laquelle la famille désemparer, ne pouvait que souscrire. Pouvait-elle faire autrement ? Sûrement que non. L’opération a réussi. A l’issue donc de la césarienne, Mme Ngnie nous avoue que n’ayant pas prévu cette éventualité, elle avait avancé au médecin tout ce qu’elle avait par devers elle comme réserve à savoir 175.000 Fcfa.

'Ce dernier a pris cet argent comme acompte et a dit qu’il restait à payer 155.500 Frs. Le total de la facture s’élevant à 330.500 frs. Je lui, ai fait comprendre que ce sont les seuls 175.000 FCFA que j’avais comme économie que je lui a remis. Et je me suis engagée à lui verser le reste par mensualités jusqu’à éponger toute la dette. Ce dernière, m’a même pas écouté. Il m’a plutôt répondu qu’il ne veut rien entendre parce qu’il avait été suffisamment abusé par d’autres patients avant Mlle Fouth et lui de déclarer que tant que nous n’aurons pas versé le reliquat de 155.500 Fcfa ma fille restera dans son centre de santé (clinique) jusqu’à ce que la dette soit épongée.'


Depuis le 3 mai et ce jusqu’à jeudi dernier, soit un mois après qu’elle ait accouché Mlle Fouth est retenue contre son gré au centre de santé Santa Ada pour non paiement de la facture de sa césarienne. Pourtant sa génitrice Mme Ngnie a affiché sa volonté» et sa bonne foi à vouloir régler le solde de tout compte en proposant au médécin d’éponger cette dette de 155.500 Fcfa par mensualités qu’elle s’engageait pour le rassurer, à déposer dans le commissariat de police dans lequel le médecin l’amènerait pour y faire ses dépôts mensuels.

Même cette éventualité a été rejetée par le gestionnaire du centre de santé. Et pourtant chaque jour d’hospitalisation coûté 1.000 F dans cette institution sanitaire. Qui donc paie la facture des jours supplémentaires que Mlle Fouth y passe comme patiente séquestrée ? Une autre interrogation nous brûle les lèvres : où était passée l’épouse du médecin au moment où Mlle Fouth est venue accoucher pour qu’elle puise accompagner cette dernière pendant qu’elle était en travail, ce d’autant plus que c’est elle qui connaissait mieux la situation de la grossesse de l’infortunée ?


Césariennes et séquestrations des effets de mode dans les formatons sanitaires


La Sage-Femme avait donné toutes les garanties à Mlle Fouth et à sa famille pendant les visites prénatales et au vu du dossier et des résultats des examens et autres échographie, que tout se passerait sans problème. Et comment donc se fait il que ce soit au moment où le nouveau né, dont on voyait bien la tête, devait être retiré qu’on parle plutôt de césarienne ? Quel est même le niveau du plateau technique de ce centre de santé ? Car dans un hôpital de district, les infirmières se seraient battues pour que Mlle Fouth accouche normalement. Et même le médecin du centre de santé a opté pour la césarienne parce qu’elle est beaucoup plus juteuse pour lui.


Ce centre de santé ne disposait pas d’appareils qui permettent d’élargir le vagin de la femme en travail pour retirer le bébé qui refuse de sortir ? N’y a-t-il pas ici ces fameuses injections qui provoquent les contraction chez la mère qui ne peut pas pousser – et amène le nouveau né à sortir? Pour la plupart des médecins et autres spécialistes appelés gynécologues, la césarienne est un fait de mode. On la proposerait aujourd’hui à toute femme en travail car elle est d’un apport financier substantiel pour le praticien. Tenez on a vu des femmes déjà mères de trois enfants qu’elles ont accouchés normalement – donc qui avaient le bassin large et capable de pousser leurs bébés – se voir infliger une césarienne pour que le quatrième enfant vienne au monde. C’est à y perdre son latin.

Autre chose récurrente aujourd’hui dans les formation sanitaires est cette manie de séquestrer les patients qui ne s’acquittent de leurs factures çfe soins. On les y garde de force jusqu’à ce qu’ils puissent payer leurs dettes. Dans certains hôpitaux publics et encore plus dans les cliniques, ces malades guéris mais insolvables sont obligés de mettre leur capacité de travail au service de la formation sanitaire en question jusqu’à ce que celle-ci estime que sa facture est payée par la force de travail du malade qui est one à ce moment libérer.

Le slogan santé pour nous en l’an 2000 semble donc être un leurre. Car que ce soit dans les structures publiques, confessionnelles ou privées de santé, il faut être nantie pour se voir administrer les soins de qualité. Les démunis devraient s’abstenir de prétendre à de meilleurs soins. Et pourtant le but .du service de santé est de sauver les vies par l’administration des soins adéquats aux malades. Mais que vivons-nous aujourd’hui ? Les personnels véreux des services de santé ont choisi l’enrichissement à tout prix et à tous les prix. D’où ce comportement de ceux véreux parmi eux qui foulent aux pieds leur serment d’Hippocrate.

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