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General News of Saturday, 5 September 2020

Source: Cameroon Info

Un soldat traîne Béti Assomo en justice pour obtenir les galons d’officier

Pierre Nzefa Tchatchoua estime que son niveau intellectuel devrait lui permettre de passer du statut de subalterne à celui d’officier.
C’est une affaire peu ordinaire que l’hebdomadaire Kalara relate dans son numéro en kiosque le 2 septembre 2020. Le soldat de première classe, Pierre Nzefa Tchatchoua, en service à Bafoussam, estime que son bagage intellectuel devrait l’amener à passer au statut d’officier. Face au refus du ministre de la Défense (MINDEF), il a porté l’affaire devant le Tribunal Administratif du Centre.

A l’audience du 16 août dernier, indique le journal, le plaignant a expliqué que le 16 juillet 2016, le ministre de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative avait ouvert un concours pour le recrutement de 20 conseillers principaux de jeunesse et d’animation à l’Institut Nationale de la Jeunesse et des Sports (INJS). Sur les vingt places, une était réservée aux Forces armées et police. Le 18 août, c’est-à-dire deux jours plus tard, le MINDEF, Joseph Beti Assomo, signait un message radio-porté, invitant le personnel de son ministère à postuler.

Admis audit concours, le soldat Nzefa recevait le 8 juin 2017, l’autorisation du MINDEF de suivre la formation à l’INJS. Il en est ressorti avec le diplôme de conseiller principal d’animation et de jeunesse. Une qualification qui permet aux civils d’intégrer la fonction publique dans la catégorie A2.

Nanti de ce diplôme qui est l’équivalent du Master II de l’enseignement supérieur et du Brevet de l’Enseignement Militaire de second degré (BMS II), dans l’armée, le plaignant avait donc sollicité auprès du MINDEF, l’admission au grade d’officier. Une demande rejetée par le ministre le 28 octobre 2018, qui avait mis en avant un ‘‘défaut de base réglementaire’’.

Un argument que le soldat Nzefa conteste. Il s’appuie notamment sur le décret du 25 juillet 2001 portant statut particulier du corps des officiers d’active des forces de défense. L’article 1 dudit texte prévoit: «peuvent être admis […] les titulaires du diplôme d’enseignement supérieur dans une spécialité utile aux forces armées et ayant suivi avec succès une formation militaire appropriée, conformément aux textes en vigueur».

Le ministère public ne partage pas cet avis. Le représentant du parquet a en effet indiqué que donner gain de cause au plaignant, reviendrait à donner des instructions à l’administration, et donc un abus de pouvoir. Aussi, a-t-il plaidé pour un rejet du recours, qu’il estime non fondé.

Le verdict est attendu le 15 septembre 2020.

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